Renfe, l’entreprise ferroviaire espagnole à grande vitesse, a enregistré un déficit de 111 millions d’euros au premier semestre, en hausse de 36 % par rapport à l’année précédente, même si les pertes restent inférieures à celles des années antérieures. À l’inverse, la SNCF française, opérateur ferroviaire public du pays, a réalisé des bénéfices nets records de 1,2 milliard d’euros sur la même période, principalement grâce à la popularité de ses trains à grande vitesse TGV. Pendant ce temps, Trenitalia, l’opérateur ferroviaire italien, a affiché des pertes nettes de 200 millions d’euros, en partie à cause de ses activités internationales.
Le trafic de passagers sur les trains à grande vitesse a reculé en Espagne comme en Italie. En Espagne, le nombre de voyageurs a diminué de 13,1 %, et les recettes générées par les trains à grande vitesse ont chuté de 12 %, s’élevant à 609 millions d’euros contre environ 690 millions un an plus tôt. Cette baisse s’explique par plusieurs perturbations, dont l’accident d’Adamuz, qui a paralysé les liaisons ferroviaires entre Madrid et l’Andalousie pendant un mois, ainsi que des problèmes techniques avec le nouveau train à grande vitesse Avril, imposant des restrictions de vitesse sur le corridor de Barcelone. Ces incidents auraient érodé la confiance des clients. En Italie, le trafic de passagers sur les trains à grande vitesse a reculé de 0,6 % (en voyageurs-kilomètres) durant la même période.
Renfe a transporté 248,2 millions de passagers au premier semestre, soit près de 30 millions de moins qu’un an plus tôt. L’entreprise a observé une amélioration progressive de ses recettes depuis le deuxième trimestre et s’est dite confiante dans la poursuite de cette tendance. Toutefois, l’ouverture à la concurrence n’a pas entraîné d’augmentation du trafic en Espagne ni en Italie. En Espagne, le trafic est resté stable en 2025 par rapport à 2024, selon Eurostat, malgré une forte reprise entre 2019 et 2024, principalement portée par Ouigo Espagne, un service ferroviaire à bas coût lancé par Renfe.
Renfe doit faire face à la concurrence d’Iryo, une entreprise détenue conjointement par Trenitalia. La France, en revanche, a connu une hausse significative du trafic entre 2019 et 2025. Cependant, la concurrence par les prix dans le secteur a entraîné des pertes pour les nouveaux entrants et des difficultés pour les opérateurs historiques en Italie et en Espagne. Ouigo Espagne, malgré une progression de 43,7 % de ses recettes, atteignant 235,7 millions d’euros, a encore affiché un déficit de 19 millions d’euros l’an dernier, soit sa quatrième année consécutive dans le rouge. Renfe était également dans le rouge en 2023 (63 millions) et en 2024, mais a enregistré un bénéfice de 60 millions l’année dernière.
Oscar Puente, le ministre espagnol des Transports, s’est dit préoccupé par l’impact de la libéralisation du marché sur Renfe. Il a souligné que, si cette libéralisation présente des avantages, comme des prix plus bas et un meilleur service, elle a aussi engendré des défis financiers pour l’entreprise nationale. « Nous sommes passés d’une entreprise qui réalisait 150 millions d’euros de bénéfices par an à trois entreprises qui cumulent 230 millions de pertes, car le marché ne permet pas de maintenir des prix aussi bas », a déclaré Puente.
Les entreprises européennes de trains à grande vitesse confrontées à des résultats financiers divergents dans un contexte de baisse des passagers
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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Sources d'origine :
- 🇫🇷BFMTV



