En 1982, une sonde spatiale soviétique connue sous le nom de Venera 13 s’est posée sur Vénus et a fonctionné pendant plus de deux heures, bien plus longtemps que les 32 minutes prévues par ses concepteurs. La sonde a résisté à des conditions extrêmes : des températures de 457 °C et une pression atmosphérique 89 fois supérieure à celle de la Terre au niveau de la mer. Malgré ces défis, Venera 13 a capturé deux images panoramiques en couleur de la surface, offrant à l’humanité un premier aperçu du paysage vénusien. Ces images restent les seules photographies en couleur jamais prises depuis la surface de Vénus, et elles constituent toujours la base de notre compréhension du terrain de la planète.
La surface de Vénus est un environnement extrêmement hostile. Avec des températures suffisamment élevées pour faire fondre le plomb et une pression équivalente à celle ressentie à 900 mètres sous l’eau, la plupart des matériaux céderaient rapidement. L’épaisse atmosphère, composée principalement de dioxyde de carbone, absorbe la lumière bleue, donnant au ciel une teinte orangée. Cet environnement est si extrême qu’aucune autre sonde n’a réussi à survivre aussi longtemps à la surface que Venera 13 en 1982. Le succès de la sonde s’explique par sa conception robuste, qui lui a permis de fonctionner pendant plus de deux heures avant que ses caméras ne cessent de fonctionner.
Le voyage vers Vénus a duré quatre mois, et la descente de la sonde a été soigneusement contrôlée. Un parachute s’est déployé à 63 kilomètres au-dessus de la surface, et à 47 kilomètres, la sonde a libéré un planeur pour ralentir davantage sa descente. Venera 13 a atterri en début de matinée, heure UTC, près de la région de Phoebe Regio. Après l’éjection de son couvercle à l’aide d’un système pyrotechnique, ses caméras ont balayé deux champs de vision opposés. Ces images ont été transmises à la Terre via un satellite relais, marquant une avancée majeure dans la technologie d’imagerie spatiale.
Les photographies montraient un paysage plat et rocheux, recouvert de dalles anguleuses reposant sur une surface sombre et à grains fins. Aucune dune ni variation significative d’altitude n’était visible, et le ciel apparaissait orangé en raison de l’épaisse atmosphère. Les scientifiques analysent ces images depuis plus de quatre décennies, bien que les interprétations des couleurs aient légèrement varié. En plus de l’imagerie, Venera 13 a prélevé un échantillon de la surface à l’aide d’un bras de forage. L’échantillon a été stocké dans un conteneur scellé, à une température et une pression bien inférieures à celles de la surface, permettant aux scientifiques de l’analyser ultérieurement. Le matériau s’est révélé être une roche alcaline riche en potassium, contrairement au basalte collecté par Venera 14, qui s’est posée à 950 kilomètres de distance.
Depuis 1985, aucun atterrisseur n’est retourné à la surface de Vénus. La chaleur extrême, la pression et l’atmosphère corrosive ont rendu la survie des sondes modernes très difficile. Des missions comme Magellan ont utilisé un radar pour cartographier la surface depuis l’orbite, tandis que Venus Express et Akatsuki ont étudié l’atmosphère de la planète à distance. Cependant, la NASA prépare désormais son retour sur Vénus avec la mission Davinci, qui vise à étudier en détail l’atmosphère de la planète. La mission devrait être lancée d’ici la fin de la décennie. En attendant, les deux panoramas en couleur de Venera 13 restent les seules images de la surface de Vénus jamais prises.
La sonde soviétique sur Vénus dépasse les attentes grâce à une opération prolongée et des images en couleur
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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