Un sondage montre des avis partagés sur les manifestations

Un récent sondage Elabe pour BFMTV révèle que plus de la moitié des Français estiment que la réponse du gouvernement au mouvement de protestation des étudiants et des universités ne va pas assez loin, alors que 54 % souhaitent que les manifestations cessent. Publiée le 28 octobre, l'enquête montre que l'opinion publique reste partagée sur la manière de poursuivre ce mouvement en cours.

L'âge et les clivages politiques façonnent les opinions

Les plus jeunes, en particulier les 18-24 ans et les 25-34 ans, sont plus enclins à soutenir la poursuite des manifestations, à hauteur de 63 % et 59 % respectivement. À l'inverse, les tranches d'âge plus élevées, surtout les plus de 65 ans, sont davantage favorables à l'arrêt de la mobilisation, à 65 %. L'appartenance politique joue également un rôle : 69 % des électeurs du Nouveau Front populaire (NFP) souhaitent que les manifestations se poursuivent, contre 81 % des électeurs d'Ensemble et Les Républicains (LR) qui veulent qu'elles cessent.

Un soutien public à la mobilisation du 5 novembre

Près de six Français sur dix (59 %) soutiennent la mobilisation prévue le 5 novembre, dont 32 % qui la soutiennent activement et 27 % qui y sont sensibles. La majorité des syndicats appuie cette date, en mettant l'accent sur des enjeux comme le pouvoir d'achat et les salaires. Toutefois, 28 % y sont opposés ou hostiles, et 13 % sont indifférents. Les jeunes et les ménages aux revenus modestes sont les plus favorables à la mobilisation, et les femmes la soutiennent davantage que les hommes.

Des propositions du gouvernement accueillies de manière contrastée

Lundi, le gouvernement a annoncé des mesures pour répondre à la crise étudiante et universitaire, notamment de nouvelles places dans l'enseignement supérieur, 200 millions d'euros pour la rénovation des bâtiments d'ici 2027 et des réformes de la plateforme Parcoursup. Plus d'un tiers des personnes interrogées (36 %) estiment que ces propositions répondent aux revendications, tandis que 52 % pensent qu'elles vont dans le bon sens mais restent insuffisantes. Seuls 12 % jugent ces propositions mauvaises. Les jeunes et les électeurs du NFP sont les plus critiques, 67 % des sympathisants du NFP se déclarant insatisfaits.

Méthodologie et champ de l'enquête

L'enquête a porté sur 1 002 personnes de France métropolitaine âgées de 18 ans et plus, sélectionnées selon la méthode des quotas afin d'assurer une représentativité selon le genre, l'âge, la profession, la région et le type d'agglomération. Le sondage en ligne a été réalisé du 27 au 28 octobre 2026.