Un sondage réalisé par Elabe pour BFMTV et publié le 7 octobre 2026 révèle que deux tiers des Français estiment que l’usage de la force par la police n’a pas été excessif depuis le début de la mobilisation étudiante. Parmi les personnes interrogées, 41 % jugent cet usage de la force adapté, 24 % le trouvent insuffisant et 34 % le considèrent excessif. L’opinion selon laquelle la force policière est excessive est surtout partagée par les 18-24 ans (59 %), un pourcentage qui diminue avec l’âge, tombant à 26 % chez les plus de 50 ans. L’enquête met également en lumière des divergences selon l’affiliation politique. Ainsi, 70 % des électeurs du Nouveau Front populaire jugent l’usage de la force excessif, contre 57 % des électeurs du camp présidentiel qui le trouvent adapté. Chez les électeurs du Rassemblement national (RN), 49 % estiment que la force policière est adaptée et 40 % qu’elle est insuffisante. Depuis le début du mouvement étudiant, l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a ouvert 18 enquêtes, principalement concernant des jeunes blessés. Des interrogations persistent quant à l’utilisation de certains équipements contre les étudiants, notamment après un incident survenu à Lens où une grenade policière a arraché la main d’un élève. Face à ces critiques, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé le 7 octobre qu’il suspendait l’usage des grenades assourdissantes dans le cadre du mouvement étudiant « jusqu’à ce que la lumière soit faite » sur cette affaire. Ce sondage Elabe pour BFMTV a été mené du 6 au 7 octobre 2026 auprès d’un échantillon représentatif de 1 001 habitants de France métropolitaine âgés de 18 ans et plus, interrogés en ligne selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : genre, âge, profession, région et type d’agglomération.