La Royal Shakespeare Company propose actuellement une reprise en tournée de Jules César, mise en scène à l’origine par Phyllida Lloyd pour le Donmar Warehouse en 2012. Cette version est jouée dans des lycées, dans un auditorium réaménagé avec des chaises en plastique et des gradins qui évoquent un amphithéâtre antique. La pièce se déroule dans une prison pour femmes, et des éléments d’incarcération sont intégrés à la performance, comme des interruptions par des gardiens ou le respect des règles carcérales. Ce cadre permet d’aborder les thèmes du pouvoir, de la justice et de la violence à travers un prisme moderne.
Harriet Walter reprend le rôle de Brutus, qu’elle avait déjà interprété dans la production originale de 2012, tandis que Jackie Clune redonne vie à Jules César. Leah Harvey, qui jouait la voyante dans la reprise de 2016, incarne désormais Marc Antoine. Les décors de Bunny Christie adoptent un style minimaliste et institutionnel, renforçant l’atmosphère d’une troupe de théâtre carcérale jouant la pièce. Les acteurs portent des tenues grises, semblables à des uniformes, et de petits écrans diffusent des images de surveillance et des résumés de scènes, accentuant l’ambiance de prison.
La mise en scène joue sur des éclairages atmosphériques, des coupures brutales de lumière et une bande-son électronique, incluant des morceaux d’artistes comme Stormzy et Fatboy Slim. Des gants en caoutchouc rouge servent à représenter des mains ensanglantées, et la violence évoquée peut être perçue comme une réflexion sur la culture des gangs juvéniles. Harriet Walter incarne Brutus comme un idéaliste androgyne, tandis que Clune donne à César l’allure d’un homme vêtu d’une veste en cuir. Les personnages féminins, comme Portia (interprétée par Shalisha James-Davis) et Calpurnia (Kosar Ali), jouent un rôle clé dans l’annonce des dangers à venir. Une voyante enfantine (Siân Stephens) circule sur un tricycle autour de Calpurnia, ajoutant une touche surréaliste à l’ensemble.
Les plateaux tournants servent de machines de guerre, et les exécutions sont représentées avec des cagoules et des pistolets en plastique, accompagnées de vrais coups de feu. La production est décrite comme ayant la saveur d’une pièce historique traditionnelle, mais teintée d’un style rappelant le cinéaste Quentin Tarantino, tout en restant fidèle au texte original de Shakespeare. La performance a été saluée pour son impact puissant, avec des moments de silence absolu lors du climax, témoignant de sa capacité à captiver aussi bien les élèves que les adultes.
La version féminine de Julius César du Royal Shakespeare Company tourne dans les écoles avec un angle moderne
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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