Le 3 octobre, la majorité municipale de Saint-Étienne a signé une charte éthique à l’hôtel de ville, après son approbation par le conseil municipal le 21 septembre. Selon un communiqué de la municipalité, cette charte vise à « renforcer la confiance entre les citoyens et leurs élus ». Cette initiative entend aller au-delà des obligations légales en faisant de l’éthique et de la déontologie des principes concrets de l’action publique. Julien Ouguergouz, chargé du renouvellement démocratique, a expliqué dans une vidéo publiée sur la page Facebook de la ville que la charte inclut « des mesures et des dispositifs opérationnels pour lutter contre la concentration des pouvoirs, favoriser la transparence en politique, mais aussi l’intégrité et la lutte contre les discriminations ». Parmi les mesures prévues dans la charte figurent la publication des indemnités des élus, la suppression de la réserve municipale du maire, ainsi que la publication annuelle du budget sous une forme simplifiée. La charte interdit également « le népotisme, le favoritisme, les emplois familiaux au sein des cabinets du maire et des élus ». Les membres de la majorité municipale s’engagent à rendre publics leurs participations aux instances où ils siègent, ou à respecter des règles « strictes » concernant les invitations, cadeaux ou avantages qui leur sont offerts. La signature de la charte éthique intervient dans le contexte d’un scandale de chantage à la sextape qui a marqué la vie politique stéphanoise. L’affaire concernait l’ancien maire Gaël Perdriau, condamné en appel à quatre ans de prison ferme le 10 septembre. Cet événement a mis en lumière la nécessité d’une plus grande transparence et de normes éthiques renforcées dans la gestion locale. La nouvelle charte est perçue comme une réponse à ces défis, visant à restaurer la confiance des citoyens dans le processus politique et à garantir que les élus soient soumis à des exigences accrues en matière de redevabilité et d’intégrité.