ChatGPT en tête des outils d'IA en 2026

La 7e édition du rapport d'Andreessen Horowitz (a16z) sur les 100 outils d'IA les plus utilisés à l'automne 2026 confirme que ChatGPT reste l'outil d'IA générative le plus utilisé, sur le web comme sur mobile. Selon le rapport, ChatGPT a enregistré environ deux fois plus de visites web que Gemini de Google, et six fois plus que Claude d'Anthropic, en août 2026.

Domination sur mobile et évolution des classements

L'écart entre ChatGPT et ses concurrents se creuse sur mobile, où l'outil d'OpenAI compte 2,5 fois plus d'utilisateurs actifs mensuels que Gemini et 14 fois plus que Claude. Toutefois, Claude d'Anthropic est passé de la 6e à la 3e place sur le web, devançant DeepSeek et Perplexity.

Consolidation du marché et nouveaux venus

Le rapport met en évidence une tendance à la consolidation du marché, avec seulement 11 nouveaux produits faisant leur entrée dans le classement, le plus faible nombre depuis le lancement de celui-ci en 2023. a16z ajoute une nouvelle analyse consacrée aux dépenses des consommateurs, mesurée uniquement aux États-Unis, à l'exclusion des services destinés principalement à des usages NSFW (« not safe for work », c'est-à-dire à caractère sexuel ou inapproprié au travail).

Tendances des abonnements et conversions des utilisateurs

Selon YipitData, sur un panel américain, 3,02 % des membres du panel ont payé un abonnement à ChatGPT en août, contre 1,09 % pour Gemini et 1,07 % pour Claude. Claude avait dépassé Gemini en mars, avant que Google ne reprenne l'avantage grâce à l'intégration des abonnés au stockage de 2 To dans la formule AI Plus. Claude convertit également davantage vers ses offres premium : 7,3 % de ses abonnés sont sur Max, facturé à partir de 100 dollars par mois, contre 1,3 % chez Google pour l'offre Ultra.

Activité des utilisateurs et habitudes de dépense

YipitData relève une baisse du nombre moyen de sessions quotidiennes de Claude sur ordinateur, ainsi que moins de nouveaux abonnés et davantage de résiliations aux États-Unis. ChatGPT, en revanche, a de nouveau accéléré après le lancement de nouveaux modèles et l'arrivée de ChatGPT Work. Seuls 8 % des abonnés américains de ChatGPT paient également pour Claude.

Répartition des dépenses et tarifs

Selon les panels américains de YipitData, seuls 4,5 % des consommateurs suivis disposaient d'un abonnement personnel payant à ChatGPT, Gemini ou Claude en août, contre 2,1 % un an plus tôt. Le 1 % des plus gros payeurs représente 20 % des dépenses observées, soit plus de la moitié des dépenses des payeurs qui dépensent le moins (17 %). Ce premier centile dépense en moyenne 903 dollars par mois, un montant en hausse de 80 % en 18 mois, tandis que le payeur médian reste à 25 dollars, un montant quasi stable.

Modèles de monétisation et publicité

Parmi les 44 produits nativement fondés sur l'IA figurant dans le classement web, 84 % proposent un abonnement payant et 64 % facturent à l'usage ou vendent des crédits supplémentaires. Seuls 14 % affichent de la publicité et 2 % prélèvent une commission sur les transactions. Le fonds y voit « un renversement de l'Internet de masse d'avant l'IA, où les consommateurs étaient le produit au lieu de payer pour le produit ».

Revenus et essor de la publicité

OpenAI revendique, pour le mois d'août, un milliard de dollars de revenus publicitaires annualisés provenant de ChatGPT, qui compte 1,2 milliard d'utilisateurs actifs chaque semaine. Depuis, le réseau publicitaire de l'assistant s'est ouvert en France. Des logiciels établis ayant intégré l'IA générative ont également trouvé leur place dans le classement : Canva (4e) et Notion (7e) restent dans le top 10 du web.

Start-ups et présence européenne

Les start-ups nées avec l'IA qui se maintiennent s'appuient sur un modèle maison, comme Suno (19e en trafic web, 7e en dépenses) ou ElevenLabs (25e et 10e). Un style sonore ou visuel distinctif « peut compter davantage, pour une tâche créative donnée, que de savoir quel laboratoire dispose du meilleur modèle généraliste », observe a16z. D'autres misent sur l'accès à plusieurs modèles, comme Cursor (passé de la 41e à la 35e place). Au total, seules sept entreprises figurent dans les trois classements.

Les agents d'IA gagnent du terrain

En mars, a16z estimait que des agents comme OpenClaw n'étaient pas encore utilisables par le grand public. Six mois plus tard, plusieurs start-ups, dont Instinct, Lindy et Town, revendiquent des centaines de milliers d'utilisateurs. De leur côté, les géants ont reproduit le modèle avec leurs propres agents : Muse chez Meta, Dots chez OpenAI et Grok Bot chez SpaceXAI.

Croissance des utilisateurs et stratégies de monétisation

Lancé en août sur iMessage, Instinct aurait dépassé les 100 000 utilisateurs en trois semaines, sur invitation. Son fondateur, Noah Shinn, affirme que 40 % des utilisateurs associent une carte bancaire dans les trois premières semaines et que ceux qui passent à l'achat dépensent en moyenne 1 300 dollars par mois via l'agent. Muse, pour sa part, aurait atteint 250 000 utilisateurs actifs quotidiens dès sa première semaine et dépassé 5 millions de téléchargements en moins d'un mois.

Présence géographique et projets

Pour l'instant, Muse n'est disponible que dans ces deux pays. « Comme tout nouveau produit de masse, le principal combat est contre l'indifférence », tempère a16z, citant l'exemple de Threads, qui avait accumulé plus de 15 millions de téléchargements en 22 jours aux États-Unis et au Canada. Instinct et Muse envisagent à terme de prélever une commission sur les achats.

Sources des données et méthodologie

Le classement des 100 est établi par Andreessen Horowitz, un fonds d'investissement actif dans l'IA de masse. Les classements web et mobile reposent sur les visites uniques mensuelles mesurées par Similarweb et sur les utilisateurs actifs mensuels mesurés par Sensor Tower, en août 2026. Les données d'abonnement et de dépenses proviennent des panels de YipitData et ne couvrent que les États-Unis.