Les présidents d'université français dénoncent le harcèlement et les dégradations de campus, et réclament que la parole des jeunes soit entendue dans le débat public.
Des manifestations étudiantes qui se poursuivent
La semaine qui commence verra de nouvelles manifestations d'étudiants et de lycéens, dans la continuité d'une période d'agitation en France. Les présidents d'université ont exprimé leur inquiétude face à la situation, soulignant la montée des tensions au sein des établissements d'enseignement supérieur.Critiques à l'égard des dirigeants universitaires
Les responsables universitaires dénoncent ce qu'ils décrivent comme une remise en cause « systématique » de leurs fonctions, allant parfois jusqu'à les accuser d'être « harcelés ». Selon eux, un tel traitement est inacceptable, en particulier dans un contexte de conflictualité accrue.France Universités prend la parole
France Universités, organisation qui représente les présidents d'environ 70 universités françaises, affirme que la remise en cause des responsables universitaires, parfois accusés d'être trop laxistes ou trop sévères, est inacceptable. L'organisation insiste sur la nécessité de faire entendre la voix de la jeunesse dans le débat public.Harcèlement et menaces signalés
Selon France Universités, certains présidents d'université font face à du harcèlement, notamment des insultes à caractère raciste ou antisémite, et, dans certains cas, à des menaces de mort. L'association qualifie ces actes d'inexcusables et exige qu'ils soient condamnés sans hésitation.Dégradations de bâtiments universitaires
Tout en soutenant la nécessité de faire entendre la jeunesse, les responsables universitaires critiquent également des groupes qui, selon eux, profitent des manifestations pour dégrader les installations universitaires. Certains bâtiments ont été si gravement touchés que les cours pourraient ne pas reprendre avant plusieurs semaines, aggravant encore des ressources déjà limitées.Appel à des assemblées de jeunesse
France Universités avait auparavant appelé à l'organisation d'« assemblées générales de la jeunesse », estimant qu'il était urgent de reconnaître les jeunes comme des acteurs à part entière du débat public et des processus de décision.