Les dirigeants des universités françaises s'opposent à la suppression de Parcoursup, mettant en garde contre le chaos pour les diplômés sans remplacement.
Les dirigeants universitaires s'opposent à la suppression de Parcoursup
Les présidents d'université et les directeurs de l'enseignement supérieur en France ont averti que la suppression de la plateforme Parcoursup ne constitue pas une solution aux défis de l'enseignement supérieur. France Universités, qui représente 117 établissements publics, a souligné qu'il ne faut pas confondre la plateforme avec la baisse des ressources, qui a provoqué des tensions dans les admissions à l'université.Les revendications étudiantes et la réponse du gouvernement
Les étudiants réclament depuis longtemps la suppression de Parcoursup, mais le gouvernement a rejeté cette demande à plusieurs reprises. Lors de rencontres avec des lycéens, le président Emmanuel Macron a reconnu qu'une « réforme de fond » de la plateforme était nécessaire, même si Parcoursup a été amélioré depuis sa création en 2018.Parcoursup n'est pas responsable du manque de places
France Universités a précisé que Parcoursup n'est pas responsable du manque de capacité d'accueil dans des filières très demandées, comme la santé, ni des possibilités limitées offertes aux bacheliers technologiques et professionnels. L'association a également noté que des progrès en matière de transparence et de rapidité de traitement restent possibles.Le gouvernement doit bientôt répondre aux revendications étudiantes
Le Premier ministre Sébastien Lecornu devrait bientôt annoncer les premières décisions concernant les revendications étudiantes. Dans le même temps, le nombre d'étudiants dans l'enseignement supérieur français devrait augmenter de 0,8 % à la rentrée 2026, pour atteindre 3 075 000 étudiants, avant une nouvelle hausse de 0,6 % attendue en 2027.