Le 6 octobre 2026, des membres du groupe socialiste à l’Assemblée nationale ont annoncé leur intention de déposer une proposition de loi visant à interdire l’usage d’armes de mutilation et de techniques de contention létales lors des manifestations étudiantes. Cette initiative intervient après plusieurs jours de protestations ayant dégénéré, suscitant l’inquiétude quant au nombre d’étudiants blessés, certains ayant subi de graves séquelles. La proposition de loi répond directement à l’indignation croissante de l’opinion publique face au traitement réservé aux étudiants lors de ces rassemblements. Cette démarche s’appuie sur une pétition déposée le 5 octobre 2026 via la plateforme de pétitions citoyennes de l’Assemblée nationale. Le texte exige la fin de l’utilisation d’armes de mutilation et de techniques de contention létales lors des manifestations étudiantes et a déjà recueilli près de 15 000 signatures. Ce soutien massif témoigne de l’inquiétude partagée par les citoyens quant à la sécurité des étudiants pendant les démonstrations. Lors d’une conférence de presse, la députée Mélanie Thomin, du groupe socialiste, a insisté sur la nécessité pour les forces de l’ordre d’agir avec retenue et maîtrise. Elle a notamment évoqué le cas d’un étudiant de Lens dont la main a été arrachée par une grenade, qualifiant cet incident de « goutte d’eau qui fait déborder le vase ». Thomin a dénoncé une approche « répressive et contre-productive », estimant qu’elle ne permet pas de rétablir l’ordre efficacement. Elle a également souligné que les étudiants ne devraient pas être traités comme des adultes et a rappelé que des pays comme l’Allemagne ou d’autres membres de l’Union européenne n’ont pas recours à de telles méthodes lors des manifestations étudiantes. Plus tôt, Boris Vallaud avait tenu des propos similaires sur RMC, une radio française. Ses déclarations s’inscrivaient dans la lignée de la position du groupe socialiste, renforçant l’appel à un changement dans la manière dont les forces de l’ordre interagissent avec les manifestants étudiants. La proposition de loi vise à répondre à ces préoccupations et à garantir que les manifestations se déroulent dans le respect de la sécurité des étudiants, en évitant le recours à la force excessive.