Une pétition dépasse les 100 000 signatures

Une pétition appelant à interdire les armes mutilantes et les techniques d'immobilisation létales lors des manifestations lycéennes a dépassé les 100 000 signatures sur la plateforme de pétitions citoyennes de l'Assemblée nationale. Déposée le 5 octobre par Raphaël Pradeau, enseignant et parent d'un lycéen, également porte-parole de l'association Attac, elle a rencontré un large écho.

Inquiétudes sur les techniques d'immobilisation

Raphaël Pradeau s'est dit préoccupé par les techniques de « maintien de l'ordre » utilisées contre les lycéens, en particulier les méthodes d'immobilisation présentant un risque d'asphyxie, comme la compression ventrale ou les « clés d'étranglement ». La pétition demande également le retrait des armes mutilantes, comme le LBD 40, les grenades explosives et à encerclement, ainsi que les pistolets à impulsion électrique (Taser).

Suspension des grenades de désencerclement

Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé mercredi la suspension de l'utilisation des grenades assourdissantes « pour le mouvement lycéen », à la suite d'un incident survenu à Lens, au cours duquel un lycéen a perdu une main. Selon le parquet, la grenade qui a atteint le lycéen a été tirée « conformément à la procédure prescrite » par la réglementation.

Un élève nie toute implication dans des violences

Le lycéen qui a perdu une main dans cet incident nie avoir ramassé la grenade ou avoir pris part à des violences, a déclaré son avocat. Cet incident soulève des questions sur la sécurité et la pertinence des armes utilisées lors des manifestations lycéennes.

Procédure de la pétition et suites possibles

Les pétitions ayant recueilli au moins 100 000 signatures sont publiées sur le site de l'Assemblée nationale. Si la pétition atteint 500 000 signatures, dont au moins 30 départements ou collectivités d'outre-mer, la Conférence des présidents de l'Assemblée nationale peut décider d'organiser un débat public sur ce texte.