Premier grand entretien de presse de Glucksmann

Raphaël Glucksmann, vainqueur de la primaire de la gauche, a accordé son premier grand entretien de presse à l'hebdomadaire de droite Le Point, où il a exposé ses positions politiques et répondu à ses rivaux. Glucksmann a insisté sur son engagement envers les immigrés, les écologistes et, surtout, les stagiaires, ce qui met la pression sur sa rivale politique, Ségolène Royal, qui l'avait auparavant critiqué en le qualifiant de « stagiaire politique ».

Politique d'immigration et régularisation

Dans cet entretien, Glucksmann a évoqué ses projets en matière d'immigration, affirmant : « Je ne sacrifierai jamais l'économie française à la xénophobie. Assumons le contrôle et la régulation, pas le mensonge. » Il a évoqué la régularisation des travailleurs sans papiers, soulignant que la France compte 250 000 travailleurs sans papiers qui contribuent à l'économie du pays. Il s'est également dit prêt à régulariser d'autres travailleurs sans papiers « mécaniquement » attirés par l'hospitalité du pays.

Priorités économiques et environnementales

Sur le plan économique, Glucksmann s'est opposé à une société de rentiers et d'héritiers, déclarant : « Nous ne voulons pas d'une société de rentiers et d'héritiers, mais d'une société de travailleurs. » Il a également insisté sur son engagement en faveur de la décarbonation et de la souveraineté, en phase avec son colistier Yannick Jadot. Il a toutefois mis en garde contre tout dogmatisme sur les moyens d'atteindre ces objectifs, se réservant ainsi une marge de souplesse dans ses choix politiques.

Alliance avec LFI et stratégie politique

Glucksmann a réaffirmé son refus de s'allier avec le parti d'extrême gauche LFI, estimant qu'une telle alliance serait nécessaire pour vaincre le Rassemblement national (RN), extrême droite, lors des élections de 2027. Cette position suscite le scepticisme, car elle implique une possible alliance future avec LFI contre le RN, malgré son opposition actuelle.

Hausse de la rémunération des stagiaires et défi lancé à Royal

Concernant les stagiaires, Glucksmann a annoncé son intention de porter leur rémunération mensuelle de 600 euros à 1 000 euros, en invoquant le seuil de pauvreté en France. Cette mesure est perçue comme un défi direct lancé à Ségolène Royal, qui a été mise à l'écart après sa défaite à la primaire.