Glucksmann rejoint les manifestations syndicales

Raphaël Glucksmann, candidat à la présidentielle pour Place publique/PS, a annoncé lundi 2 novembre qu'il participera aux manifestations syndicales prévues jeudi, malgré des signalements de harcèlement. Les mobilisations sont organisées par les syndicats, qui réclament des réponses du gouvernement et du patronat sur des questions liées au pouvoir d'achat.

Des manifestations concernent plusieurs secteurs

La mobilisation, la première de ce type depuis la rentrée scolaire, rassemble à la fois des salariés du secteur privé et du secteur public. Parmi leurs revendications figurent des hausses de salaires, la défense des services publics, la sécurité de l'emploi et une répartition plus juste des richesses entre les travailleurs, les jeunes et les retraités.

Glucksmann dénonce du harcèlement

Glucksmann a déclaré avoir été empêché de participer à des manifestations précédentes en raison d'une « campagne de harcèlement » menée par La France insoumise (LFI). Il a critiqué ce qu'il appelle un « climat de violence », une « brutalisation du débat public » et des « campagnes de harcèlement » de la part de membres de LFI, notamment ceux qui le confrontent lors d'événements.

Glucksmann refuse de céder

Malgré le harcèlement dont il dit être victime, Glucksmann affirme qu'il poursuivra sa campagne à travers le pays. Il a souligné qu'il ne modifierait ni ses positions ni son discours en raison de menaces, qu'elles soient proférées en ligne ou en personne. Il a également fait remarquer que d'être visé par de la farine, comme cela avait été le cas auparavant, discrédite davantage l'agresseur que la personne visée.

Incidents de harcèlement précédents

Glucksmann avait été harcelé lors d'un événement féministe peu après sa victoire électorale, puis de nouveau le 19 octobre, lorsqu'il a participé à une manifestation devant l'hôtel de ville de Paris pour dénoncer les violences du 17 octobre. Il a qualifié la situation actuelle de « climat de haine mutuelle » et a averti qu'elle est « extrêmement dangereuse ».

LFI nie toute implication

La France insoumise a démenti toute implication dans le harcèlement allégué. Manuel Bompard, coordinateur du parti, a qualifié les accusations de Glucksmann de « tout simplement faux » et l'a accusé de se positionner en permanence en opposition aux insoumis. Mathilde Panot, cheffe des députés LFI, a ajouté que le parti ne parle pas de Glucksmann et l'a exhorté à se concentrer sur sa campagne plutôt que sur les insoumis.