Limites de la session budgétaire

Eric Coquerel, président de la commission des finances et membre de La France insoumise (LFI), a fait remarquer que la session budgétaire n'aborderait vraisemblablement pas la partie dépenses, ce qui pourrait conduire à renvoyer le texte initial au Sénat sans débat sur cette section. Cela pourrait se produire faute de temps, ou si les députés avaient rejeté la partie recettes en séance.

Inquiétudes concernant le financement de l'agriculture

Vincent Trébuchet, rapporteur spécial pour le groupe UDR, s'est dit déçu que le ministère de l'Agriculture ne dévoile pas le contenu des amendements nécessaires au financement de son plan de redressement agricole. Ce plan vise à réparer les dégâts causés par la sécheresse et les vagues de chaleur, le gouvernement ayant précédemment promis 1,3 milliard d'euros d'aides dans le budget 2026.

Des amendements pour envoyer des signaux

Malgré l'absence de débat sur la partie dépenses, les députés de la commission des finances ont adopté plusieurs amendements afin d'adresser un message au gouvernement et aux agriculteurs. Ces amendements visaient à souligner la nécessité d'un soutien supplémentaire, le plus important étant une proposition de LFI visant à créer un programme d'aide de 500 millions d'euros pour les exploitations en difficulté.

Un soutien supplémentaire aux agriculteurs

Deux autres amendements ont ajouté chacun 50 millions d'euros aux fonds de soutien destinés aux maraîchers diversifiés et aux éleveurs, en particulier pour l'achat de fourrage. Quatorze amendements ont été déposés et largement adoptés afin de revenir sur l'annulation de 100 millions d'euros alloués aux régions pour la gestion des fonds agricoles européens, une décision qui avait irrité de nombreux agriculteurs et collectivités régionales.

Hausse des financements dans plusieurs domaines

Les budgets ont également été augmentés dans plusieurs domaines, notamment l'agriculture outre-mer (25 millions d'euros), la transmission des exploitations, les coopératives de matériel, le plan méditerranéen (30 millions), le conseil agricole (70 millions) et les projets alimentaires territoriaux (100 millions d'euros).