Les problèmes d'équilibre de Hamilton ont coûté un podium

Lewis Hamilton, qui a terminé quatrième du Grand Prix des États-Unis, estime que des problèmes d'équilibre récurrents sur sa Ferrari SF-26 l'ont privé d'une véritable chance de podium à Austin. Le septuple champion du monde considère que sa voiture avait le potentiel nécessaire pour rivaliser avec Max Verstappen et viser le podium, mais un problème de sous-virage l'a fortement gêné pendant une grande partie de la course.

Les choix de réglage de Ferrari ont affecté les performances

Hamilton, qui a fini derrière son coéquipier Charles Leclerc, deuxième à Austin, estime que plusieurs choix faits pendant le week-end ont compromis ses chances. Entre des réglages imparfaits et une allocation de pneus qui s'est révélée désavantageuse, Hamilton identifie plusieurs domaines dans lesquels Ferrari doit progresser.

Un décalage de réglage pendant les essais libres

Les difficultés de Hamilton ont commencé pendant les essais libres du vendredi, lorsque Ferrari a adopté un réglage qui ne correspondait pas aux besoins du Britannique. L'écurie italienne a ensuite progressivement modifié sa configuration pour se rapprocher de celle utilisée par Charles Leclerc. Malgré ces ajustements, Hamilton a pris le départ du Grand Prix avec moins d'appui sur l'aileron avant que son coéquipier. Une différence qui s'est traduite par un sous-virage important, empêchant le septuple champion du monde de négocier les virages avec la précision souhaitée.

Ferrari a procédé à des ajustements lors des arrêts au stand

Pour corriger ce comportement, Ferrari a augmenté l'incidence de son aileron avant de quatre clics lors de chacun de ses deux arrêts au stand. Mais même après ces modifications, Hamilton estimait qu'il lui fallait encore quatre clics supplémentaires pour atteindre l'équilibre idéal. La situation s'est néanmoins améliorée lors du dernier relais, au cours duquel le Britannique a retrouvé une voiture nettement plus performante. Une évolution qui le convainc qu'un meilleur réglage initial aurait pu transformer sa course.

La stratégie de pneus a pesé sur le résultat de la course

Hamilton pense que les progrès observés en fin de course démontrent le potentiel inexploité de sa Ferrari. Avec une voiture mieux équilibrée dès le départ, il estime qu'il aurait pu rester en contact avec ses rivaux directs et se battre pour une place sur le podium. Le Britannique pense également que ces difficultés ont affecté sa performance en qualifications, limitant ses possibilités avant même le départ du Grand Prix. Selon lui, les améliorations nécessaires concernent l'ensemble du week-end et pas seulement la gestion de la course.

Des pneus usagés ont nui au départ et au rythme de course

Hamilton reconnaît qu'une décision concernant son allocation de pneus l'a placé dans une situation défavorable. Avant le week-end, Ferrari avait estimé que les pneus durs ne seraient pas particulièrement intéressants pour la course. Hamilton a donc choisi de conserver deux trains de pneus medium, une stratégie qui s'est finalement révélée moins pertinente que prévu. Pendant la course, les pneus durs se sont avérés particulièrement efficaces, au point que, selon Hamilton, il s'agissait du meilleur composé disponible. Avec le recul, le Britannique estime qu'il aurait été préférable de disposer de deux trains de pneus durs plutôt que de privilégier les mediums.

Partir avec des pneus usagés a coûté du temps

Cette décision a également eu une conséquence directe sur son départ, Hamilton ayant été contraint de prendre le départ avec des pneus soft usagés. Une situation défavorable par rapport aux pilotes devant lui, qui disposaient tous de pneus neufs. Hamilton estime que l'utilisation de pneus soft usagés lui a coûté environ deux secondes au cours de la course par rapport à un train neuf. Cet écart a également affecté ses possibilités au départ, même si le Britannique a réussi un excellent envol. Le pilote Ferrari était particulièrement proche de prendre la troisième place dans les premiers virages. Mais la présence de Charles Leclerc sur la trajectoire extérieure l'a empêché de saisir cette occasion.

Hamilton voit une marge de progression

Hamilton considère que ces différents éléments le convainquent qu'il aurait pu obtenir un meilleur résultat à Austin. Malgré sa quatrième place, le Britannique retient surtout les enseignements techniques qui pourraient permettre à Ferrari d'atteindre un nouveau niveau. Avec Charles Leclerc sur la deuxième marche du podium, la Scuderia a montré qu'elle disposait d'une voiture capable de rivaliser à l'avant. Il reste désormais à offrir à Hamilton un équilibre mieux adapté à son style de pilotage, afin de lui permettre d'exploiter ce potentiel dès les qualifications et les premiers tours de course.