Les varices sont des veines dilatées et tortueuses, généralement localisées sur les jambes. Si elles sont souvent perçues comme un problème esthétique, elles peuvent aussi entraîner des complications de santé plus graves. La maladie veineuse chronique, qui touche les veines des jambes, provoque une insuffisance veineuse superficielle. Ce trouble survient lorsque les veines n’arrivent plus à ramener efficacement le sang vers le cœur. À l’intérieur des veines, de petites valves aident à réguler le flux sanguin. Lorsque ces valves ne fonctionnent plus correctement, le sang stagne dans les veines, provoquant des gonflements et d’autres complications. La maladie veineuse chronique évolue progressivement sur plusieurs années et se manifeste différemment selon les personnes. Certaines n’en ressentent que des symptômes légers, tandis que d’autres développent des complications sévères, comme des ulcères veineux, qui sont des plaies ouvertes sur la peau. Parmi les symptômes fréquents figurent une sensation de lourdeur dans les jambes, des gonflements, des modifications de la couleur de la peau, de l’eczéma et de la fibrose, c’est-à-dire un épaississement de la peau ou des tissus. En France, environ 1 % de la population souffre d’ulcères actifs liés à cette maladie, et leur prise en charge coûte environ 272 millions d’euros par an. Les patients consultent souvent un médecin en cas de douleurs, de sensation de lourdeur ou de gonflement des jambes. Un médecin généraliste peut les orienter vers un angiologue, qui établira le diagnostic à l’aide d’une échographie. La médecine vasculaire est une spécialité médicale récente, reconnue en 2015, et la France compte actuellement environ 1 500 angiologues. Plusieurs facteurs augmentent le risque de développer des varices, notamment le sexe féminin, la grossesse, des antécédents familiaux, une position assise ou debout prolongée, l’exposition à la chaleur, le surpoids et le vieillissement. Les femmes sont plus exposées que les hommes, en partie à cause des changements hormonaux liés à la grossesse. Si des varices apparaissent pendant la grossesse, leur traitement est généralement différé après l’accouchement. Un antécédent familial de varices augmente significativement le risque de développer la maladie. Les traitements de la maladie veineuse chronique incluent le port de dispositifs de compression, comme des bandages, des chaussettes, des bas ou des collants de contention, qui aident à réduire le gonflement et à améliorer la circulation sanguine. Certains veinotoniques, comme le Daflon ou la diosmine, peuvent soulager les symptômes, mais leur efficacité varie et ils ne sont plus remboursés par l’Assurance maladie. Ces traitements ne guérissent pas la maladie, mais en atténuent les symptômes. Les traitements curatifs comprennent des procédures endovasculaires, comme la thérapie au laser ou par radiofréquence, qui détruisent la veine malade de l’intérieur. La sclérothérapie, qui consiste à injecter un produit chimique dans la veine pour la fermer, est souvent utilisée pour les varices installées. Une technique plus récente, la colle veineuse, permet de fermer la veine sans injection, mais elle n’est pas encore remboursée par l’Assurance maladie. La chirurgie est désormais réservée aux cas les plus graves, car elle nécessite une récupération plus longue que les traitements endovasculaires.