Début des travaux d'un nouveau terminal à l'aéroport

Bordeaux Aéroport a lancé la construction d'une structure centrale qui reliera ses deux halls de terminal, A et B, dans le cadre d'un programme de modernisation de 140 millions d'euros. Le projet est entièrement financé par l'aéroport et des banques régionales, sans fonds publics. Les nouvelles installations ouvriront progressivement à partir de 2027, pour un achèvement complet prévu fin 2029. Le terminal low-cost billi, récemment rénové, ne fait pas partie de ce projet.

Conception et vocation du nouveau bâtiment

Le bâtiment central, conçu par enia architectes, comptera quatre niveaux et coûtera 70 millions d'euros. Il vise à simplifier les déplacements des passagers en regroupant des fonctions aujourd'hui réparties entre les halls A et B. Après l'enregistrement dans l'un ou l'autre hall, les voyageurs accéderont à un point d'entrée unique menant aux zones d'embarquement. Une zone de sécurité de 3 000 mètres carrés comprendra cinq nouvelles lignes de contrôle, avec des procédures mises à jour pour les appareils électroniques et les liquides, conformément à la réglementation en vigueur.

Espace central et services après le contrôle de sécurité

Un espace central de 5 000 mètres carrés, avec vue sur les pistes, accueillera salles d'attente, boutiques, restauration et services. À terme, 70 % de ces services seront situés après les contrôles de sécurité, contre 30 % aujourd'hui. Une seule zone de retrait des bagages, de 4 200 mètres carrés, remplacera les espaces distincts des halls A et B, ce qui fluidifiera le parcours d'arrivée des passagers.

Calendrier des travaux par étapes

Le projet sera livré par étapes. Une nouvelle façade côté ville devrait être visible à la fin de l'été 2027. À partir de 2028, le hall B bénéficiera d'une nouvelle zone d'enregistrement dotée de dix nouveaux comptoirs. Les premières lignes de sécurité ouvriront et les zones de retrait des bagages seront raccordées. La réorganisation des zones d'embarquement du hall B sera achevée d'ici la fin de 2028. À l'été 2029, le point de contrôle de sécurité commun aux deux halls sera pleinement opérationnel, avec les premiers points de vente dans l'espace central. Le bâtiment complet devrait être achevé fin 2029.

Infrastructures et équipements supplémentaires

Le projet comprend un nouveau système de traitement des bagages, des zones de contrôle aux frontières améliorées et de nouveaux espaces pour le personnel, notamment des bureaux, des vestiaires, des ateliers et des espaces de vie. Les discussions avec les futurs exploitants commerciaux et restaurateurs devraient débuter au second semestre 2027. L'aéroport prévoit de maintenir l'ensemble de ses activités en fonctionnement normal pendant les travaux, grâce à une signalétique renforcée, un site d'information et un agent conversationnel accessible par QR code pour aider les passagers à s'orienter face aux changements.

Logistique de chantier et objectifs environnementaux

L'aéroport a déjà modifié les déplacements des passagers entre les halls A et B, les liaisons internes n'étant désormais accessibles que par un cheminement extérieur. Du personnel est présent pour aider les passagers, et jusqu'à 300 ouvriers travailleront sur le site au pic du chantier. Le bâtiment central sera construit sans imperméabilisation supplémentaire du sol. Il vise la certification HQE Bâtiment Durable, version 4.1, au niveau Excellent. La toiture comprendra 3 000 mètres carrés de panneaux photovoltaïques, qui devraient produire environ 730 MWh par an, soit près de 20 % des besoins énergétiques du bâtiment. La récupération des eaux de pluie et le traitement des façades réduiront la chaleur estivale et augmenteront la lumière naturelle.

Efficacité énergétique et priorité à la durabilité

Le chauffage fera appel à la géothermie, et un raccordement au futur réseau de chaleur urbain de l'Aéroparc est prévu. Ces mesures portent sur la performance du bâtiment et des installations aéroportuaires, et non sur les émissions liées aux vols. Le projet met l'accent sur une conception durable et une efficacité opérationnelle, tout au long de sa construction comme de son exploitation.