Un marin condamné pour agressions sexuelles sur ses filles

Un marin de 46 ans a été condamné mardi par le tribunal correctionnel de Tahiti à trois ans de prison, dont deux avec sursis, pour avoir agressé sexuellement ses deux filles âgées de 16 et 19 ans à l'époque des faits. Les poursuites reposaient sur une plainte déposée en décembre 2024 par la fille aînée, qui détaillait les abus présumés.

Les victimes ont témoigné des abus

La fille aînée a déclaré que son père était entré dans sa chambre et l'avait embrassée sur le visage et le cou avant de toucher ses parties intimes. La fille cadette a également affirmé que leur père avait pris l'habitude de les embrasser sur la bouche le matin et le soir. Les deux victimes vivent aujourd'hui de nouveau avec leur père, après avoir été placées en institution.

L'accusé invoque une perte de mémoire et l'alcool

Pendant le procès, l'accusé a affirmé ne pas se souvenir des agressions présumées sur sa fille aînée et a attribué ses actes à l'alcool. Un rapport psychiatrique fait état de « traumatismes de l'enfance » et d'un problème d'alcoolisme ancien. L'avocat des victimes a estimé que l'affaire « soulève des questions » et a reproché à l'accusé d'avoir détruit la confiance que les enfants peuvent avoir en leurs parents.

Le procureur souligne la gravité des faits

Le procureur de la République a affirmé que l'accusé avait tenté d'entretenir une relation sexuelle « complète » avec sa fille aînée, et a relevé qu'il n'avait ni nié les accusations ni fait preuve d'une quelconque prise de conscience. Le procureur a insisté sur les difficultés que rencontrent les victimes d'inceste pour se manifester, car cela peut désunir la famille et entraîner des conséquences personnelles pour elles.

La défense plaide la clémence et évoque un traumatisme passé

L'avocat de l'accusé a soutenu que son client n'avait jamais mis en doute les déclarations des victimes et qu'il avait subi des traumatismes physiques dans sa jeunesse. L'avocat a également souligné que les victimes étaient revenues vivre avec leur père. Le tribunal a finalement condamné l'accusé à trois ans de prison, dont deux avec sursis, sans délivrer de mandat de dépôt.