Un homme poursuivi pour de nouveaux faits

Un homme de 26 ans, déjà condamné en 2023 à six mois de prison avec sursis probatoire pour des violences commises contre sa petite sœur, a comparu jeudi en audience immédiate pour répondre de deux nouvelles agressions sexuelles commises sur la même victime.

Accusations d'agressions sexuelles incestueuses

Il a été condamné à cinq ans de prison. Décrit comme maçon, l'homme a comparu pour répondre de deux agressions sexuelles incestueuses commises sur sa petite sœur.

Faits reprochés et témoignage de la victime

Il lui est reproché de l'avoir pénétrée digitalement contre sa volonté alors qu'elle dormait, en août 2025 et en septembre 2026. Selon les informations rapportées, la victime a été rejetée par sa famille, qui ne l'a pas crue, et a dû trouver refuge chez son oncle.

Récidive légale et position de l'accusé

Le jeune homme a été jugé en état de récidive légale. Il a expliqué ne pas savoir s'il avait commis ces faits, tout en refusant d'accuser sa sœur de mentir. Une position difficile à comprendre pour un accusé décrit comme ayant presque aucune vie sexuelle.

Demande de l'accusé et état de la victime

L'homme a demandé au tribunal de le placer en détention, au motif que la prison de Nuutania n'était pas « conviviale », et a assuré éprouver de la compassion pour les « souffrances » de sa sœur. Bien que la victime ait refusé de s'exprimer à l'audience, la présidente du tribunal a expliqué qu'elle souffrait de troubles du sommeil et d'anxiété, qu'elle s'était automutilée et qu'elle éprouvait un profond sentiment de culpabilité, malgré son statut de victime.

La défense de la victime condamne le comportement de l'accusé

Son avocat, Me Christophe Rousseau-Wiart, a condamné le comportement de l'accusé, qui aurait dû être un grand frère protecteur et non un agresseur sexuel. Il a également indiqué que son client avait accepté la requalification des viols en délits, afin d'éviter un procès criminel lourd, alors que les faits « auraient pu être jugés » devant la cour criminelle.

Double préjudice et défaillance judiciaire

L'avocat a aussi souligné le double préjudice subi par la jeune femme, agressée puis « abandonnée » par ses parents. Une « peine lourde » a été requise par le représentant du ministère public, qui a dénoncé pendant sa plaidoirie une certaine lenteur de la procédure, ainsi que le fait que les parents de la jeune femme avaient « failli à leur mission de protection ».

La défense de l'accusé

Face à l'attitude contradictoire de l'accusé, son avocate, Me Chloé Atlan, a commencé sa plaidoirie en expliquant qu'il était particulièrement « stressé » et qu'il « s'exprimait mal ». Sans avoir l'intention de « contester les faits », elle a néanmoins estimé que la victime avait pu avoir des réminiscences de sa première agression.

Peine prononcée

Elle a également relevé que les examens médicaux n'avaient révélé aucune blessure. L'homme a finalement été condamné à cinq ans de prison, avec révocation des six mois de sursis probatoire auxquels il avait été précédemment condamné.