Homme jugé pour violences sur sa compagne

Un homme de 28 ans a comparu jeudi devant le tribunal de Tahiti pour un jugement immédiat, poursuivi pour deux faits de violences commis sur sa compagne. L'accusé, qui percevait une pension de la Cotorep et était sans emploi, a été condamné à trois ans de prison, dont un an assorti d'un sursis de deux ans.

Jugement immédiat en présence d'un enfant

Le tribunal correctionnel a tenu une audience de jugement immédiat pour cet homme, poursuivi pour des violences sur sa compagne commises en présence de leur fils de six ans. Il était accusé d'avoir frappé la victime à deux reprises.

Antécédents de violences

En septembre, il l'avait déjà agressée en lui écrasant une cigarette sur le bras et en la frappant à coups de poing, pour un motif lié à la jalousie. Le 27 octobre, le jeune homme a de nouveau agressé violemment sa compagne parce qu'elle faisait faire ses devoirs à leur fils. Il l'a giflée et l'a poussée dans les escaliers.

La victime se défend avec un marteau

Pour se défendre, la victime lui a lancé un marteau. L'accusé s'est alors saisi d'un couteau à lame de 25 cm et a menacé à plusieurs reprises de la tuer devant leur fils. Grâce à l'intervention d'un voisin courageux, la scène a pris fin.

Le témoignage de l'enfant bouleverse le tribunal

La présidente du tribunal a exprimé son indignation à la lecture des déclarations du jeune garçon, relevant qu'il y avait du sang sur les deux parents et que l'enfant avait déclaré : « Papa veut tuer maman ». L'enfant avait été placé dans une famille d'accueil.

L'accusé invoque la colère, et non une intention de tuer

Confronté aux faits, l'accusé a expliqué qu'il était « en colère » ce jour-là, mais qu'il n'avait jamais voulu tuer la victime. S'il affirme souffrir de schizophrénie, la présidente du tribunal lui a rappelé que l'expert psychiatre n'avait détecté aucune maladie mentale lors de son entretien.

Le procureur souligne le traumatisme de l'enfant

Le procureur de la République a insisté sur la présence de l'enfant au milieu de scènes extrêmement violentes, déclarant : « Vu à travers les yeux de cet enfant, c'est terrifiant, il a eu peur que sa mère meure devant lui. » Avant de requérir trois ans de prison, dont six mois avec sursis pendant deux ans, le représentant du ministère public a également souligné que l'accusé était jugé en état de récidive légale, pour avoir déjà été condamné pour des faits similaires.

La défense plaide pour une peine plus légère

L'avocate de l'accusé, Me Viviane Genot, a estimé que les réquisitions du parquet étaient « trop lourdes », affirmant que son client « n'a jamais voulu tuer » la victime. « Il le reconnaît, il a coopéré, et le couteau n'était là que pour lui faire peur », a-t-elle ajouté.

Le tribunal condamne l'homme et retire l'autorité parentale

Après délibéré, le tribunal a condamné le jeune homme à trois ans de prison, dont un an assorti d'un sursis de deux ans. Il a également ordonné le retrait de l'autorité parentale.