Condamnation pour violences conjugales

Un homme de 38 ans a été condamné mardi à huit mois de prison avec sursis pour avoir frappé et étranglé sa compagne.

Les faits à Papeete

Les faits se sont produits le 12 février 2025, dans le quartier de Sainte-Amélie à Papeete, où des policiers de la DTPN ont été appelés pour intervenir lors d'une dispute conjugale violente.

Sur place

Sur les lieux, les policiers ont découvert un homme et une femme présentant des blessures au visage. Le couple, décrit par les policiers comme « excité », était en état d'ivresse.

Détails de l'agression

L'enquête et les auditions des deux personnes ont établi que l'homme avait frappé la femme au visage et tenté de l'étrangler, avant de s'arrêter en voyant qu'elle souffrait. Ce jour-là, le prévenu avait appris le matin même le décès de son père.

Les explications du prévenu

« C'était une accumulation de plusieurs facteurs », a déclaré le trentenaire lors de l'audience de mardi, en l'absence de la victime, avec laquelle les relations s'étaient depuis apaisées. Il a reconnu les violences, expliquant toutefois qu'il n'avait pas voulu l'étrangler mais la « contrôler », car elle était très excitée et ivre.

La réponse du tribunal

Face à cela, la présidente du tribunal a répliqué qu'il est « rare de calmer les gens en les étranglant ». Lors de son réquisitoire, la procureure de la République a évoqué des faits « extrêmement inquiétants ». « Il y a eu un étranglement et au milieu de tout cela, il y avait un enfant. Quand on dit mari violent et bon père, ça m'agace », a-t-elle déclaré, avant de requérir huit mois de prison avec sursis.

La décision du tribunal

Après délibération, le tribunal a suivi les réquisitions du parquet et a condamné le prévenu à huit mois de prison avec sursis.