Récidiviste poursuivi pour menaces de mort

Un homme de 38 ans, déjà condamné à dix reprises, a comparu lundi devant le tribunal pour répondre de menaces de mort à l'encontre de sa compagne et de la mère de leur enfant. Il a été condamné à 18 mois de prison, assortis de la révocation d'un sursis de six mois prononcé lors de sa dernière condamnation, ce qui porte la peine totale à deux ans de prison.

Le tribunal ordonne le maintien en détention

Le tribunal a également ordonné son maintien en détention. Le tribunal correctionnel a tenu une audience immédiate pour juger ce récidiviste, poursuivi pour avoir menacé de tuer son épouse en la poursuivant à deux reprises avec un couteau. Le 28 octobre, la victime a appelé la gendarmerie après s'être réfugiée chez ses voisins.

Les gendarmes découvrent le couteau et le suspect

Les forces de l'ordre ont trouvé la femme effrayée, qui a expliqué que son compagnon venait de la menacer de mort avec un couteau, qu'il avait également utilisé pour lacérer ses vêtements. Le suspect a été retrouvé endormi sur un matelas, le couteau planté dedans.

Remise en liberté et retour au domicile

En raison d'un vice de procédure, l'homme a dû être remis en liberté dans l'attente d'une nouvelle convocation. Pourtant, après s'être engagé à ne pas retourner à son domicile, il y est retourné le 29 octobre. Une nouvelle dispute a alors éclaté et, selon la victime, l'homme l'a de nouveau menacée avec le couteau, en disant : « Je vais te casser la figure, je vais te faire saigner du visage. »

Le prévenu minimise les faits

À l'audience de jeudi, le prévenu, déjà condamné dix fois, dont six fois pour des faits de violence, parmi lesquels trois pour violences conjugales, a tenté de minimiser les faits. L'homme a reconnu avoir pris un couteau lors des événements du 28 octobre, mais uniquement pour lacérer les vêtements de sa compagne.

Les déclarations de la victime mises en avant

Concernant les faits du lendemain, il a affirmé ne pas avoir pris de couteau, tout en reconnaissant avoir proféré des menaces de mort. Alors que le prévenu avait été libéré de prison en décembre de l'année dernière, la procureure a évoqué, dans ses réquisitions, le cas d'un « homme connu pour sa violence », doté d'une certaine « capacité de passage à l'acte ».

Condamnation et sursis probatoire

Face aux dénégations du prévenu, le représentant du ministère public a insisté sur les déclarations « précises et constantes » de la victime, qui se trouve dans une « situation d'emprise ». Deux ans de prison, dont un an avec sursis probatoire pendant deux ans, ont finalement été requis contre le trentenaire. Alors que son avocate, Me Viviane Genot, avait demandé au tribunal de ne pas placer son client en détention afin qu'il puisse conserver son emploi, l'homme a finalement été condamné à 18 mois de prison, ainsi qu'à la révocation du sursis de six mois prononcé lors de sa dernière condamnation. Le maintien en détention a été ordonné.