Le Grand Prix de littérature policière 2026 a révélé ses deux lauréats. Baignades d’Andrée A. Michaud, publié aux éditions Rivages, remporte la catégorie francophone, tandis que La Station de l’auteur polonais Jakub Szamałek, traduit en français par Kamil Barbarski et édité par Métailié, s’impose dans la catégorie étrangère. Les deux romans explorent des scénarios qui, sous une apparence maîtrisée, basculent rapidement dans le chaos.
Créé en 1948 par le critique et romancier Maurice-Bernard Endrèbe, le Grand Prix de littérature policière distingue chaque année une œuvre francophone et un roman étranger traduit en français. En juin, le jury avait retenu 30 titres, répartis à parts égales entre les deux catégories, avant de désigner les vainqueurs.
Baignades d’Andrée A. Michaud s’ouvre sur ce qui semble être des vacances familiales ordinaires. Max, Laurence et leur fille Charlie arrivent dans un camp en bord de lac pour quelques jours de détente en pleine nature. Un premier conflit, puis un incident imprévu, poussent la famille à quitter les lieux en hâte. De nuit, sous une tempête, Max prend la mauvaise direction au volant d’un camping-car mal maîtrisé. Une série de décisions et de circonstances imprévues transforment peu à peu ce voyage en cauchemar.
Née au Québec, Andrée A. Michaud est une figure majeure du polar francophone. Parmi ses autres œuvres figurent Le Ravissement, Bondrée, Rivière tremblante, Tempêtes et Proies. Bondrée lui a valu le prix Quais du polar/20 Minutes des lecteurs ainsi que le prix SNCF du polar.
À l’inverse, La Station de Jakub Szamałek plonge le lecteur dans l’environnement à haut risque de la Station spatiale internationale. Lucy Poplaski commande un équipage russo-américain lorsque des fuites d’ammoniac inexpliquées menacent la mission. La recherche de leur origine alimente rapidement des soupçons entre les astronautes, dans un contexte de tensions renouvelées entre les États-Unis et la Russie.
Né en 1986, Jakub Szamałek a étudié l’archéologie méditerranéenne à Cambridge avant de se consacrer à l’écriture et au scénario. Il a notamment participé à l’écriture des jeux vidéo The Witcher. Les lecteurs français connaissent déjà son travail, avec Tu sais qui, Datas sanglantes et Saturation totale, également traduits par Kamil Barbarski pour Métailié.
Le Grand Prix de littérature policière est décerné par un jury d’une douzaine de personnalités du monde littéraire, dont des écrivains, des journalistes et des critiques. Actuellement présidé par Pierre Lebedel, il compte notamment Alain Regnault au poste de secrétaire et un autre membre parmi ses jurés. Parmi les membres identifiés publiquement figurent la journaliste et critique littéraire Christine Ferniot ainsi que l’écrivaine et journaliste Alexandra Schwartzbrod.
L’an dernier, le prix francophone avait récompensé Mathilde Beaussault pour son premier roman, Les Saules (Seuil, « Cadre noir »), tandis que le prix étranger était allé à l’auteur écossais Peter May pour Loch noir (Le Rouergue, « Rouergue noir »), traduit de l’anglais par Ariane Bataille. Andrée A. Michaud et Jakub Szamałek rejoignent désormais la liste des lauréats de l’un des plus anciens prix français dédiés au roman noir et au polar.
Les lauréats du Grand Prix de littérature policière 2026 sont connus
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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