Un trio a interprété la musique baroque au Concertgebouw d'Amsterdam, réinventant des œuvres de Bach à Vivaldi avec des interprétations dynamiques et collaboratives.
Lieu du concert et titre du programme
Le 27 octobre, Lucie Horsch, Nicolas Altstaedt et Thomas Dunford se sont produits dans la Kleine Zaal du Concertgebouw d'Amsterdam, avec un programme intitulé Conversations à 3, qui proposait un éventail de musique baroque allant de Bach à Vivaldi, avec des œuvres de Couperin, Marais et d'autres compositeurs.Combinaisons instrumentales et réinterprétations
Le concert a mis en lumière l'approche collaborative du trio, les musiciens explorant diverses combinaisons instrumentales et réinterprétant des pièces classiques à travers des échanges spontanés et dynamiques.Arrangements instrumentaux et interprétations
Le programme comprenait des sonates en trio, des pièces pour instrument seul et des arrangements pour flûte à bec, violoncelle et théorbe. Dans Le Rossignol-en-amour de François Couperin, écrit à l'origine pour clavecin, la flûte à bec et le théorbe apportaient une nouvelle dimension sonore. Le théorbe de Thomas Dunford a été salué pour sa délicatesse, tandis que la flûte à bec de Lucie Horsch a été décrite comme souple et agile.Moments forts en solo et en ensemble
Dans Les Voix humaines de Marin Marais, Dunford a interprété la pièce seul au théorbe, mettant en valeur sa richesse expressive. L'interprétation de la Suite n° 2 de Bach en solo par Nicolas Altstaedt a été remarquée pour son intensité et pour le respect de la respiration de la phrase musicale.Réinventer des œuvres classiques
Le trio a également interprété un arrangement de la Suite en ré mineur BWV 997 de Bach, conçue à l'origine pour théorbe, réinventée pour les trois instruments. Le théorbe de Dunford a été salué pour sa polyvalence, tantôt partenaire du continuo, tantôt soliste.Styles contrastés et virtuosité
Le programme comprenait des œuvres de Kapsberger et Uccellini, dont les styles contrastés mettaient en avant la liberté du geste et l'improvisation. La flûte à bec de Lucie Horsch a été louée pour sa virtuosité et son aisance à naviguer dans cet univers musical contrasté. La capacité du trio à préserver la cohésion tout en laissant une liberté individuelle a constitué un thème central du concert.Répertoire étendu et vision artistique
Le programme comprenait des œuvres de Kapsberger, Uccellini, Boismortier, Hotteterre, Barrière, Couperin, Marais, Bach, Telemann et Vivaldi. Le concert a mis en valeur le caractère vivant de la musique ancienne, soulignant la capacité du trio à questionner et à partager les œuvres classiques à travers des interprétations collaboratives et dynamiques.