Philippe Schwartz, auteur français et ancien président de l’association Trans’missions – Mémoire du camp de Compiègne-Royallieu, vient de publier son premier roman, Toute la famille a eu de la chance. L’ouvrage plonge dans l’histoire méconnue de sa famille pendant la Seconde Guerre mondiale, s’appuyant sur ses propres souvenirs d’enfance et les récits transmis de génération en génération. Le père de Schwartz fut interné puis déporté pendant la guerre, une expérience traumatisante qui resta largement tue jusqu’à la guerre des Six Jours en 1967, alors que Schwartz avait 11 ans. Ce conflit déclencha chez ses parents la révélation de secrets longtemps gardés sur leurs expériences de guerre, dévoilant un passé soigneusement dissimulé. Toute la famille a eu de la chance aborde des thèmes comme le judaïsme, l’assimilation et la discrétion, illustrant comment les histoires personnelles et familiales peuvent rester enfouies pendant des décennies avant de refaire surface. Le roman interroge les mécanismes complexes de transmission de ces récits à travers les générations, souvent façonnés par la nécessité de survivre et le désir de protéger ses proches. L’œuvre de Schwartz se veut à la fois un récit intime et un commentaire plus large sur l’héritage de la Shoah et son impact durable sur les familles et les communautés. Son parcours à la tête de Trans’missions – Mémoire du camp de Compiègne-Royallieu, une organisation dédiée à préserver la mémoire des personnes emprisonnées dans ce camp d’internement pendant la Seconde Guerre mondiale, enrichit son propos. Son roman ne se contente pas de raconter l’histoire de sa famille : il participe aussi à la mémoire collective de ceux qui furent touchés par la guerre. Le livre, paru le 15 octobre 2026 aux éditions de l’Archipel, compte 240 pages. À travers Toute la famille a eu de la chance, Schwartz invite les lecteurs à réfléchir sur le pouvoir de la mémoire et l’importance de confronter le passé. Son travail témoigne de la résilience de ceux qui ont enduré l’horreur de la guerre et du courage qu’il faut pour transmettre ces récits aux générations futures.