Une réunion publique de soutien à une marche nationale à Tunis s’est tenue le vendredi 16 octobre 2026 à Paris. L’événement était organisé par plusieurs groupes, dont le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT), la Fédération des Tunisiens citoyens des deux rives (FTCR) et l’Association démocratique des Tunisiens en France (ADTF), avec le soutien de la Ligue des droits de l’homme (LDH) et d’autres organisations internationales. Une marche nationale unitaire et populaire est prévue pour le samedi 17 octobre 2026 à Tunis. Cette marche a été décidée le 29 septembre 2026 au siège de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) par une coordination réunissant l’UGTT, la Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH), l’Ordre national des avocats tunisiens et de nombreuses autres organisations de la société civile. La devise de l’événement est : « La Tunisie d’abord… Le peuple avant toute autre considération. » Les organisateurs ont souligné une crise sociale et économique qui touche la population, marquée par l’érosion du pouvoir d’achat, la hausse du chômage et de la précarité, ainsi qu’un déclin des services publics. Des pénuries d’eau, de médicaments et de produits de première nécessité ont été signalées, révélant une incapacité à répondre aux besoins essentiels. Depuis le coup de force de Kais Saied le 25 juillet 2021, les acquis de la révolution de la liberté et de la dignité sont presque totalement sapés. Les libertés de la presse, d’expression, de création et d’association sont attaquées ; la justice est instrumentalisée ; les procès et condamnations se multiplient à l’encontre d’activistes, d’avocats, de journalistes, de syndicalistes et d’opposants. Les organisations de défense des droits, dont la LTDH, l’UGTT et le Barreau, sont entravées, menacées ou suspendues. Le droit à la manifestation pacifique, dernier espace d’expression collective, est directement visé par des arrestations nocturnes, des poursuites judiciaires contre les participants et la pénalisation de la solidarité. Le peuple tunisien a montré l’exemple en 2011, lorsque sa révolution a inspiré de nombreux mouvements pour la démocratie et la dignité. Les organisateurs ont appelé à la réunion publique de Paris pour exprimer leur soutien et leur solidarité avec la marche nationale et les forces sociales et démocratiques qui la portent. Ils ont réaffirmé la nécessité de défendre les libertés d’expression, de presse, d’association et de manifestation, l’indépendance de la justice et le droit à un procès équitable, de demander la libération immédiate de tous les prisonniers politiques et d’opinion, de défendre les droits économiques et sociaux, et d’affirmer que l’avenir de la Tunisie appartient à son peuple. Ils ont insisté sur la nécessité d’intensifier les mobilisations et de renforcer l’unité d’action des forces démocratiques, syndicales, associatives et civiles en Tunisie et à l’étranger pour faire reculer les mesures arbitraires. La solidarité internationale est jugée indispensable, avec des appels lancés aux organisations de défense des droits humains, aux syndicats, aux partis politiques, aux élus et aux démocrates du monde entier pour soutenir les organisations tunisiennes luttant pour la liberté et la démocratie.