L’industrie du jeu vidéo en Afrique émerge comme une force prometteuse sur le marché mondial, portée par une population jeune et de plus en plus connectée. Avec une population africaine qui devrait atteindre environ 2,5 milliards d’habitants d’ici 2050, selon les prévisions des Nations unies, le marché du jeu vidéo sur le continent est appelé à connaître une croissance significative. Mordor Intelligence estime que ce marché atteindra 2,29 milliards de dollars en 2026, avec un taux de croissance annuel moyen de 12,3 %. Le jeu mobile domine largement le secteur, représentant près de 90 % de ses revenus, avec environ 350 millions de joueurs sur l’ensemble du continent, dont plus de 300 millions utilisent les smartphones comme plateforme principale.
L’Afrique du Sud joue un rôle clé dans le façonnage de l’industrie africaine du jeu vidéo depuis les années 1990, lorsque les premiers studios locaux ont commencé à émerger. Celestial Games, fondée en 1994, a développé Toxic Bunny, l’un des premiers jeux vidéo commerciaux du continent. Plus récemment, l’Afrique du Sud a acquis une reconnaissance internationale grâce à Broforce, un jeu d’action en 2D développé par le studio Free Lives, basé au Cap, et publié par Devolver Digital. Sorti en 2015, Broforce a connu un succès mondial, s’étant vendu à des millions d’exemplaires dans le monde.
Ben Myres, cofondateur de Nyamakop, un studio basé à Johannesburg, souligne les défis liés à la création de jeux vidéo en Afrique. Bien que le vivier de talents reste encore limité, il est en pleine expansion. Il précise que les studios, éditeurs et plateformes commencent à porter davantage attention au continent, qui pourrait devenir un marché majeur dans les décennies à venir.
Le Maroc se positionne également comme un acteur émergent dans l’écosystème africain du jeu vidéo. Le pays vise à devenir un pôle d’excellence pour l’industrie du jeu en Afrique et dans la région MENA d’ici 2030. L’ambition marocaine dépasse le simple cadre de marché consommateur : elle cherche à s’imposer comme un centre de création, de production, de formation et d’investissement dans le secteur. Le pays aspire à capter 1 % du marché mondial du jeu vidéo d’ici 2030, ce qui représenterait plus de 3 milliards de dollars de revenus, selon les projections économiques.
Pour concrétiser cette ambition, le Maroc prévoit de former 10 000 jeunes aux métiers du jeu vidéo d’ici 2030. Nissrine Souissi, directrice du développement de l’industrie du jeu et des systèmes d’information au ministère de la Jeunesse et de la Culture, met en avant plusieurs atouts : une jeunesse nombreuse et connectée, un vivier croissant de talents créatifs et technologiques, une position géographique stratégique à la croisée de l’Europe, de l’Afrique et du Moyen-Orient, ainsi qu’un environnement numérique et institutionnel en amélioration progressive. Les efforts du Maroc ont été mis en lumière lors du Gamescom 2026, où le pays a lancé son premier pavillon officiel, soutenu par le ministère de la Culture et l’AMDIE. Onze studios marocains ont présenté leurs jeux à des éditeurs et investisseurs internationaux. Par ailleurs, la troisième édition du Morocco Gaming Expo, organisée à Rabat en mai, a attiré plus de 80 000 visiteurs et investisseurs issus de 24 pays.
Selon Ben Myres, la croissance de l’industrie africaine du jeu vidéo est régulière, et il ne fait aucun doute qu’un autre grand studio africain émergera bientôt. Il estime que, d’ici dix à vingt ans, un développeur de jeux africain pourrait générer des revenus substantiels rien qu’en s’appuyant sur le public local.
L'industrie africaine émergente du jeu vidéo gagne en dynamisme
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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Sources d'origine :
- 🇫🇷BFMTV



