L’Enclos des esclaves, un roman de Najwa Bin Shatwan, explore un chapitre méconnu de l’histoire : l’esclavage de milliers d’Africains subsahariens en Libye sous le joug de l’Empire ottoman. L’intrigue suit Atiga, une femme qui découvre ses origines métissées – étant la fille d’une esclave africaine et d’un maître blanc – et qui a été élevée dans l’Enclos des esclaves, un établissement austère en périphérie de Benghazi où les esclaves vivaient dans la pauvreté et peinaient dans des conditions difficiles. À travers le parcours d’Atiga, le roman met en lumière un phénomène souvent ignoré : l’esclavage intra-africain, un sujet encore sensible et largement tabou dans de nombreuses régions. Le roman a été publié pour la première fois en arabe en 2016 par Dar Essaqi, une maison d’édition tunisienne, avant d’être traduit en anglais et de paraître aux États-Unis en 2020. Najwa Bin Shatwan, l’autrice, est née en Libye en 1970 et a marqué l’histoire en 2017 en devenant la première femme libyenne à être finaliste du Prix international de fiction arabe, une distinction littéraire prestigieuse récompensant les meilleures œuvres de fiction en arabe. Dans un contexte historique et social mouvementé, L’Enclos des esclaves offre une réflexion poignante sur l’identité, le pouvoir et l’héritage de l’esclavage. Le livre sera prochainement publié en français par les éditions Philippe Rey et Barzakh, deux maisons reconnues pour leur engagement en faveur des œuvres littéraires et culturelles. À l’occasion de cette sortie française, un extrait exclusif du roman sera publié le 8 octobre, permettant aux lecteurs de découvrir ses thèmes et sa narration.