Les manifestations en France ont endommagé 2 400 entreprises, causant plus d'un milliard d'euros de pertes. Les commerçants doivent prendre des décisions difficiles avant les ventes cruciales des fêtes.
Des manifestations frappent des milliers d'entreprises en France
Selon le réseau consulaire cité par Reuters, les manifestations d'octobre ont touché 2 400 entreprises en France. Les chambres de commerce ont indiqué que les manifestations avaient endommagé 2 400 entreprises, avec des pertes dépassant un milliard d'euros pour les commerçants, selon les chiffres rapportés par Reuters le 29 octobre.Les estimations de l'impact économique varient
Une autre estimation, attribuée à l'agence de notation Morningstar DBRS, se rapproche de deux milliards de dollars, en tenant compte des dommages non assurés et du manque à gagner. Ces montants ne doivent pas être additionnés.De nombreux commerces restent fermés
Plus d'un quart des établissements endommagés restent fermés, selon Alain Di Crescenzo, président de CCI France, interrogé par l'agence. Les magasins épargnés par le pillage peuvent aussi perdre une journée de chiffre d'affaires lorsqu'ils ferment par précaution.Les commerçants face à des décisions avant de nouvelles manifestations
Les commerçants doivent décider de leur activité avant les nouvelles manifestations prévues les 31 octobre et 5 novembre. Une fermeture préventive évite d'exposer les salariés et les clients, mais elle reporte ou supprime des achats, en particulier lorsque ceux-ci ne sont pas effectués plus tard.Les ventes de fin d'année sont cruciales pour les commerçants
Novembre et décembre constituent une période critique pour une partie du commerce de détail. Reuters note que ces deux mois peuvent représenter environ 40 % des ventes annuelles du secteur. Pour les commerçants touchés, perdre plusieurs samedis consécutifs à l'approche des fêtes peut donc peser bien davantage qu'une interruption équivalente à une autre période.La confiance des consommateurs tombe à un niveau bas
Selon une enquête publiée le 27 octobre, l'INSEE constate que la confiance des ménages a reculé à 80 points, soit cinq points de moins qu'en septembre et son niveau le plus bas depuis juin 2013. Le solde relatif à l'opportunité de réaliser de gros achats a également baissé de quatre points.Le gouvernement envisage d'élargir les horaires d'ouverture
Le gouvernement envisage de faciliter l'ouverture de magasins le dimanche supplémentaires jusqu'à Noël, afin d'aider les entreprises à compenser les samedis perturbés. Le 29 octobre, la porte-parole Maud Bregeon a confirmé cette piste, tandis que le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou s'est dit favorable à des ouvertures reposant sur le volontariat des salariés, selon les déclarations rapportées par TF1 Info.Les règles doivent être adaptées aux nouvelles mesures
Cette position politique doit encore se traduire en autorisations concrètes, selon les règles applicables aux établissements. Lors du Conseil des ministres du 28 octobre, l'exécutif a évoqué l'activité partielle, les assurances et les fonds de soutien, ainsi que l'adaptation de certains parcours de manifestation afin de préserver l'accès aux commerces.Les grandes enseignes signalent des impacts variés
Pandora a indiqué à Reuters que trois de ses magasins vandalisés ou pillés restent fermés. H&M a signalé quatre magasins touchés le 17 octobre, ainsi que des fermetures préventives lors des mobilisations suivantes. Burberry a rouvert un point de vente après dix jours d'interruption. Ces situations montrent que les coûts dépendent à la fois des dégâts matériels, du temps nécessaire à la remise en état et des conditions de reprise de l'activité.