Jean-Luc Coatalem, ancien lauréat du prix Deux Magots, évoque ses débuts à Paris, où il vivait dans le 14e arrondissement et fréquentait des lieux comme Saint-Germain-des-Prés, La Hune ou encore le café Deux Magots. Il décrit ce dernier comme un endroit vibrant et jeune, qui revêtait une signification particulière pour lui à l’époque. Influencé par des écrivains comme Gilles Lapouge, il a ensuite rejoint le jury du prix en 2017, grâce à une rencontre avec Jean-Paul Caracalla, l’un de ses présidents. Créé en 1933, le prix Deux Magots a connu de nombreux changements dans sa composition au fil des années. Après le départ de Jean-Paul Caracalla en 2018, Étienne de Montety lui a succédé. À la mort de Caracalla en 2019, sa fille Laurence a rejoint le jury. Le groupe a continué d’évoluer, avec l’arrivée de membres comme Isabelle Carré en 2022, Clara Dupont-Monod et Abel Quentin pour le 90e anniversaire en 2023, puis Jessica Nelson et Nicolas Carreau en 2024. Aujourd’hui, le jury compte neuf membres : Laurence Caracalla, Nicolas Carreau, Jean-Luc Coatalem, Pauline Dreyfus, Clara Dupont-Monod, Jessica Nelson, Marianne Payot et Abel Quentin. Jean-Luc Coatalem décrit le processus de lecture pour le prix Deux Magots comme un mélange d’évaluation technique et de connexion émotionnelle avec le texte. Il insiste sur l’importance d’être surpris par un livre et sur la nécessité d’un récit clair et captivant. Il précise aussi que le prix ne vise pas à récompenser des auteurs déjà primés à maintes reprises, mais à mettre en lumière des ouvrages qui pourraient passer inaperçus. En tant que juré, Jean-Luc Coatalem a défendu plusieurs livres qui ont ensuite remporté le prix, même si tous ses coups de cœur personnels n’ont pas été retenus. Il reconnaît que le processus ne repose pas uniquement sur la qualité littéraire : il prend aussi en compte la notoriété de l’auteur et le paysage des autres récompenses. Il reste ouvert aux futures opportunités et continue de s’interroger sur l’évolution du rôle du jury. Jean-Luc Coatalem évoque également son propre travail d’écriture, souvent centré sur les thèmes du voyage et des terres lointaines. Il compare le prix Deux Magots à un petit bateau vert naviguant sur la mer Germano-Pratine, avec le jury comme équipage et Étienne de Montety en capitaine. Son roman Tête brûlée s’inscrit dans la vague éditoriale de 2026, une année marquée par un grand nombre de nouvelles parutions. Il reconnaît le défi que représente la nécessité de se démarquer dans un marché aussi concurrentiel.