Zara Esmaeili a performed dans les rues d’Iran pendant dix ans, souvent dans des espaces publics tels que les rues, les parcs et les métros, et parfois sans porter le hijab, le voile islamique traditionnel. Ses performances, filmées et partagées en ligne, sont devenues virales et ont attiré l’attention des autorités. Elle a été arrêtée en juillet 2024 et a passé deux mois en prison avant d’être condamnée. Selon un rapport, elle a écopé d’une peine de 61 coups de fouet et de quatre ans de prison avec sursis, tandis qu’un autre indique seulement son arrestation et sa condamnation sans préciser les détails. L’affaire d’Esmaeili a suscité l’attention des groupes de défense des droits humains et des médias internationaux, mettant en lumière les préoccupations concernant la liberté d’expression et le traitement des artistes en Iran. Certains rapports suggèrent que ses performances ont été perçues comme une provocation envers les lois strictes du pays sur le comportement et la tenue vestimentaire en public, en particulier pour les femmes. D’autres estiment que son arrestation reflète une répression plus large de la dissidence et de l’expression artistique. Désormais en France, où elle cherche l’asile, Esmaeili souhaite toujours chanter librement dans la rue. Elle a évoqué son désir de poursuivre son art sans craindre la persécution et a exprimé l’espoir que son cas contribuera à sensibiliser davantage aux défis rencontrés par les artistes dans les pays aux lois restrictives. Son histoire a touché de nombreuses personnes, notamment celles qui militent pour la liberté d’expression et les droits humains. Le parcours d’Esmaeili, de ses performances en Iran à sa demande d’asile en France, illustre les risques encourus par les artistes dans les pays appliquant des réglementations strictes sur le comportement public. Son cas est suivi de près par les observateurs internationaux, qui surveillent la manière dont la France et d’autres pays réagiront à sa demande d’asile et à sa lutte pour la liberté artistique.