Les sénateurs demandent un réexamen de la politique des cures thermales

Environ soixante sénateurs issus de 42 départements thermaux ont appelé le Premier ministre Sébastien Lecornu à « reconsidérer » une proposition qui transférerait le remboursement des cures thermales de l'assurance maladie publique vers les surcomplémentaires des assurances maladie privées. Selon eux, cette évolution pourrait nuire au secteur du thermalisme, qui assure des soins dans des stations spécialisées.

Les élus réclament un dialogue sur le thermalisme

Dans une lettre consultée par l'AFP, les sénateurs, issus de sensibilités politiques diverses, demandent une rencontre avec le gouvernement. Ils insistent sur la nécessité d'un débat transparent et respectueux sur les fondements scientifiques des cures thermales, et préviennent qu'aucune décision ne devrait être prise sans attendre les conclusions des experts.

Les cures thermales menacées par un changement de financement

Le projet de budget de la Sécurité sociale, rejeté par le gouvernement, vise à économiser 200 millions d'euros en transférant le coût du remboursement des cures thermales vers les assurances maladie privées. Ce plan doit être examiné au Sénat à partir du 9 novembre, mais il suscite l'inquiétude des élus quant à l'avenir du secteur.

Évaluation scientifique reportée à 2027

La Haute Autorité de santé (HAS), chargée d'évaluer l'efficacité des cures thermales, a entamé ses travaux, mais ne rendra son rapport qu'à la fin de 2027, selon la ministre de la Santé Stéphanie Rist. Les sénateurs exhortent le gouvernement à reporter toute modification jusqu'à la finalisation de cette évaluation.

Le gouvernement défend le nouveau modèle de financement

La ministre de la Santé Stéphanie Rist a précisé que la proposition ne prévoit pas de réduire les remboursements, mais de répartir autrement la responsabilité financière entre l'assurance maladie publique et les assurances privées. Elle a souligné que les assureurs privés peuvent toujours prendre en charge le coût de ces soins pour les patients.