Depuis les attentats du 11 septembre 2001, les procédures de sécurité dans l’aviation civile se sont considérablement durcies, s’appliquant aussi bien aux passagers qu’aux équipages de vol. En Europe, un règlement d’exécution (UE) 2015/1998 encadre les mesures de sûreté aéroportuaire, y compris pour les équipages. Ce texte stipule que « les personnes autres que les passagers doivent être soumises à une inspection ou un contrôle », bien que cela puisse s’effectuer « de manière aléatoire et continue » en fonction d’une évaluation des risques. Si les passagers restent la cible principale des contrôles, notamment pour leurs bagages et leurs effets personnels, les équipages font aussi l’objet de mesures similaires, même si celles-ci sont généralement moins strictes.
Le règlement précise que les mêmes méthodes d’inspection appliquées aux passagers le sont aussi aux « personnes autres que les passagers », ce qui inclut les équipages de cabine et de vol. Cela concerne notamment leurs bagages et leurs effets personnels. Toutefois, le texte laisse une marge de manœuvre, indiquant que les équipages peuvent être soumis à des contrôles « de manière aléatoire et continue », déterminés par l’autorité compétente en fonction de l’évaluation des risques. Par ailleurs, les « personnes autres que les passagers » peuvent être « dispensées de contrôle » si elles sont accompagnées par une personne autorisée.
La liste des objets interdits pour les équipages est bien plus courte et moins détaillée que celle destinée aux passagers. Alors que ces derniers se voient refuser des articles comme des ciseaux, des cutters, des lames de rasoir ou des pics à glace, ces objets ne sont pas explicitement mentionnés comme prohibés pour les équipages. À la place, une règle plus générale interdit d’emporter « tout autre équipement susceptible de causer des blessures graves et qui n’est généralement pas utilisé dans les zones de sûreté ». Cela montre que les règles applicables aux équipages sont plus souples, sans pour autant être totalement libérales.
Malgré ces dispositions, les équipages conservent l’accès à certains objets normalement interdits aux passagers. Un pilote d’Air France interrogé par Le Nouvel Obs explique par exemple qu’une petite hache est parfois conservée dans le cockpit de certains appareils. Cet outil sert notamment à retirer des habillages en plastique pour localiser des incendies électriques. Le fait qu’un copilote ait pu s’emparer d’une arme blanche pour attaquer son pilote lors d’un vol commercial avec FlyDubaï révèle d’éventuelles failles dans le dispositif actuel. Si des règles existent, leur application et leur couverture semblent encore inégales.
Mesures de sécurité aérienne et accès des équipages à des objets interdits
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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