La chouette chevêche (Athene noctua), également appelée Athéna noctua, est un petit rapace nocturne qui fait un retour remarqué en Suisse, notamment grâce aux efforts du Collectif Chouette Athéna dans l’Ajoie. Cette espèce, qui avait frôlé l’extinction dans la région, connaît aujourd’hui une nette progression. Le collectif œuvre depuis 2002 pour protéger et restaurer l’habitat de la chevêche, en mettant en place diverses stratégies de conservation visant à assurer sa survie.
L’une des actions phares a consisté à installer des nichoirs dans les zones où la chouette chevêche était historiquement présente. Ces nichoirs ont progressivement été remplacés par des modèles tubulaires, mieux adaptés pour protéger les oiseaux des prédateurs comme les belettes. En complément, le collectif a planté plus de 6 000 arbres et collaboré avec plus de 100 agriculteurs locaux pour créer et entretenir des habitats répondant aux besoins de l’espèce. La chouette chevêche a besoin d’une végétation basse pour repérer ses proies et profite d’un mélange de zones tondues et non tondues pour accéder à sa nourriture. Pour renforcer son soutien à l’espèce, le collectif a également aménagé des tas de pierres et de bois, ainsi que des haies, offrant ainsi des abris et des sites de nidification.
La population de chouettes chevêches dans l’Ajoie est passée d’environ sept à dix couples au début des années 2000 à une quarantaine aujourd’hui. Selon BirdLife Suisse, la population helvétique globale est passée d’environ soixante territoires occupés à quelque 160. Cette croissance s’explique en partie par le caractère philopatrique de l’espèce, qui a tendance à rester près de son lieu de naissance, ce qui rend son introduction dans de nouvelles zones plus complexe. Toutefois, le collectif prépare en amont de nouveaux habitats pour accompagner une éventuelle expansion future.
L’habitat de la chouette chevêche varie selon les régions. Dans l’Ajoie, elle prospère dans les vergers à haute tige, tandis qu’à Genève, elle bénéficie des allées de chênes, et au Tessin, elle trouve un soutien dans les rustici, ces anciennes constructions en pierre traditionnelles. Malgré des défis comme la disparition des cavités naturelles et le déclin de ses proies, l’espèce se porte bien, en partie grâce à l’arrivée d’individus en provenance d’Alsace et du sud de l’Allemagne. Le changement climatique joue également un rôle : la réduction de l’enneigement en basse altitude facilite la détection des proies, bien que les printemps pluvieux prolongés puissent nuire à la survie des jeunes chouettes.
Les efforts de conservation permettent le rétablissement de la population de chouettes Athéna en Suisse
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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