Le nouveau film d'Alejandro González Iñárritu, Digger, dans lequel Tom Cruise incarne un magnat du pétrole excentrique, divise la critique. Sorti en avant-première en France le 30 septembre et prévu aux États-Unis le 2 octobre, le film obtient un score de 52 % sur Rotten Tomatoes, le plus bas pour un film de Tom Cruise en dix ans. Certains critiques le qualifient de « satire catastrophique » et de « spectacle » qui « hurle et crache », tandis que d'autres y voient une « expérience cinématographique audacieuse ». L'interprétation de Digger par Tom Cruise, un magnat du pétrole responsable d'une crise climatique menaçant l'humanité, suscite à la fois admiration et critiques. Des critiques comme Owen Gleiberman de Variety et Amy Nicholson du Los Angeles Times saluent sa performance intense, tandis que d'autres, dont David Rooney de The Hollywood Reporter et Johnny Oleksinski du New York Post, la jugent excessive et superficielle. L'intrigue du film alimente également le débat. Certains critiques apprécient son ambition et son imprévisibilité, d'autres la trouvent confuse et trop complexe. La structure en abyme du récit, avec une histoire dans l'histoire, est critiquée pour son manque de clarté. IndieWire souligne que le film « produit des kilos, voire des tonnes » de contenu sans réelle cohérence. L'un des éléments les plus encensés est un monologue de dix minutes, interprété par le personnage de Tom Cruise devant une parodie de l'assemblée européenne. Plusieurs critiques, dont The Hollywood Reporter et IndieWire, le qualifient de « meilleure scène du film ». Cependant, le journaliste environnemental Jake Bittle, de Grist, le juge « insupportable » et considère le film dans son ensemble comme « laid, bruyant et désagréable ». Le film est également remarqué pour son absence d'humour, malgré son positionnement comme comédie. La critique souligne que le film ne parvient pas à exploiter son potentiel comique, Variety allant jusqu'à qualifier l'absence d'humour de « vrai problème ». Malgré ces avis mitigés, le film suscite un vif intérêt, en partie grâce aux consignes inhabituelles données aux journalistes et critiques de ne pas révéler certains éléments. Des spectateurs français ont rapporté avoir reçu des messages avant les projections leur demandant de ne pas spoiler le film, une démarche rare pour un film d'auteur. Cette stratégie n'a fait qu'attiser la curiosité autour de l'œuvre, de nombreux critiques et spectateurs souhaitant le découvrir par eux-mêmes.