Les difficultés du post-partum restent fréquentes

Une récente étude réalisée par l'Ifop pour le Conseil national de l'Ordre des sages-femmes montre que si 92 % des femmes ayant accouché se sentent bien accompagnées pendant la grossesse, 30 % déclarent au moins une difficulté après l'accouchement. Cette enquête, fondée sur un sondage auprès de 2 000 femmes en France, met en lumière des problèmes persistants pendant la période du post-partum.

Difficultés psychologiques et médicales

L'étude, dirigée par François Kraus et associant d'autres chercheurs, révèle que 25 % des femmes connaissent des difficultés psychologiques, telles que le baby blues ou la dépression post-partum, et que 16 % ont eu du mal à organiser leur suivi médical après l'accouchement. Ces chiffres sont restés stables depuis 2021, ce qui indique l'absence d'amélioration sur ces points au cours des cinq dernières années.

Appel à un allongement du congé de maternité

Le Conseil national de l'Ordre des sages-femmes plaide pour un allongement du congé de maternité, actuellement limité à douze jours après l'accouchement. Selon lui, cette évolution permettrait de mieux répondre aux besoins des femmes durant la période critique du post-partum.

Préférences en matière de lieu d'accouchement

L'étude s'est également intéressée aux préférences des femmes concernant le lieu de leur accouchement. Soixante-six pour cent des femmes ayant accouché considèrent la proximité du domicile comme un critère essentiel dans le choix du lieu de naissance, un point souligné par 70 % des femmes vivant en zone rurale.

Intérêt pour les naissances hors hôpital

Soixante-dix-huit pour cent des Françaises souhaitent que la possibilité d'accoucher hors hôpital, accompagnée d'un professionnel de santé, soit facilitée. Ce désir est particulièrement marqué chez les femmes âgées de 18 à 24 ans, dont 89 % se disent intéressées par cette option.

Évolution des habitudes de suivi gynécologique

L'étude fait état d'un recul du suivi gynécologique : 77 % des Françaises en ont bénéficié au cours de l'année écoulée, contre 84 % en 2021. Le recours aux médecins généralistes a diminué, tandis que celui aux sages-femmes a légèrement augmenté.

Propositions pour améliorer les soins

Le Conseil national de l'Ordre des sages-femmes avance plusieurs solutions, notamment la création d'une consultation préconceptionnelle pour accompagner les femmes dès le moment où elles décident de devenir enceintes. Il recommande également d'élargir l'accès aux soins gynécologiques pour les femmes en situation de handicap, grâce au dispositif Handigynéco.