Les autorités sanitaires irlandaises mettent en garde contre la hausse des freebirths, accouchements à domicile non assistés, après le décès d'une femme qui illustre les risques de cette tendance.
Hausse des accouchements en solitaire en Irlande
Les autorités sanitaires irlandaises s'inquiètent de la hausse du nombre de femmes qui choisissent les accouchements en solitaire, c'est-à-dire les accouchements à domicile non assistés, sans médecin ni sage-femme. Cette tendance progresse en raison d'expériences négatives passées à l'hôpital, d'une méfiance envers le système médical ou de l'influence de contenus diffusés en ligne.Un drame qui met en lumière les risques
Le décès de Naomi James, une Irlandaise de 38 ans, illustre les dangers de ces accouchements en solitaire. Elle a accouché chez elle sans aide médicale, après trois césariennes et malgré les conseils des médecins. Lors de la naissance de son quatrième enfant, elle a subi une hémorragie grave et elle est décédée en juin 2024.Les experts médicaux mettent en garde
Afif El Koufache, néonatologiste et professeur de pédiatrie, a souligné que l'absence d'assistance médicale peut mettre en danger la vie des mères comme celle des bébés. Il a expliqué que des complications telles qu'une hémorragie maternelle ou un manque d'oxygène chez le nouveau-né exigent des soins immédiats, et que chaque seconde compte dans ces situations.Les réseaux sociaux alimentent la tendance
Les plateformes de réseaux sociaux jouent un rôle important dans la promotion des accouchements en solitaire. La Free Birth Society, créée par d'anciennes doulas devenues influenceuses, encourage les naissances non assistées. Une enquête du Guardian publiée en 2025 a mis en évidence la manière dont ce groupe diffuse des contenus susceptibles d'induire les femmes en erreur sur les risques encourus.Une mère française témoigne d'une expérience similaire
En France, le phénomène suscite aussi l'attention. Camille, psychologue de 36 ans originaire du sud de la France, a perdu son bébé après trois jours de travail. Elle a confié à Marie Claire avoir été influencée par des contenus en ligne qui promouvaient les accouchements non assistés, et avoir compris plus tard que vouloir maîtriser le processus était une illusion.