Google rémunère des utilisateurs pour qu'ils consomment moins d'électricité afin d'alimenter ses opérations d'IA, en créant une « centrale électrique virtuelle » pour répondre à la demande énergétique.
Google rémunère les utilisateurs qui réduisent leur consommation d'énergie
Google propose des incitations financières aux particuliers et aux entreprises pour qu'ils consomment moins d'électricité, dans le but de soutenir ses centres de données et l'entraînement de ses intelligences artificielles sans construire de nouvelles centrales électriques. Cette démarche s'inscrit dans un effort plus large pour gérer la hausse des besoins énergétiques liée au développement de l'IA.Initiative de centrale électrique virtuelle
Le 22 octobre, Google a annoncé un partenariat avec Voltus pour créer une « centrale électrique virtuelle » capable de fournir jusqu'à 1 070 mégawatts d'électricité, soit l'équivalent d'un petit réacteur nucléaire. Cette énergie sera prélevée sur le réseau PJM, qui couvre 13 États et dessert 67 millions de clients.Délestage et automatisation
Voltus encourage les utilisateurs à réduire leur consommation d'énergie aux heures de pointe en leur proposant une rémunération. Cette pratique, appelée délestage, peut être automatisée grâce à des appareils domestiques connectés qui ajustent le chauffage ou la climatisation en fonction de la demande. Ces petites modifications, lorsqu'elles sont cumulées, peuvent avoir un impact important sur le réseau.Considérations environnementales et économiques
Si la centrale électrique virtuelle est perçue comme une solution respectueuse de l'environnement, 40 % de l'électricité du réseau PJM provient toujours de centrales à gaz. Les prix de l'énergie ont fortement augmenté depuis 2024, en grande partie à cause de la demande accrue des centres de données dédiés à l'IA, qui dépendent largement du gaz pour ajuster rapidement leur alimentation électrique.Perspectives d'expansion et contexte mondial
Selon le ministère américain de l'Énergie, le recours aux centrales électriques virtuelles pourrait tripler d'ici 2030. En France, des mécanismes de délestage similaires sont déjà proposés par les fournisseurs d'électricité et des agrégateurs comme Voltalis, qui offrent aux particuliers comme aux entreprises la possibilité de réduire leur consommation d'énergie et d'en tirer un bénéfice financier.