Spectacle de danse nourri de vidéos des réseaux sociaux
Tanzmainz et Moritz Ostruschnjak ont présenté un spectacle de danse intitulé Trailer Park à la Maison de la danse de Lyon. La pièce a été construite à partir de vidéos de danse recueillies sur les réseaux sociaux, ce qui crée un mélange singulier de performance numérique et physique.Le public invité à éteindre son téléphone
Pendant le spectacle, le directeur de la Maison de la danse, Tiago Guedes, a demandé au public d'éteindre son téléphone portable. À ce moment, les danseurs sur scène ont donné l'impression d'allumer l'écran de caméra de leur téléphone, mais en format paysage plutôt qu'en portrait, pour conserver le langage numérique des réseaux sociaux.Des danseurs qui imitent d'être filmés par des écrans
Les huit danseurs, six garçons et deux filles, se sont déplacés devant le public comme s'ils étaient filmés par un écran. En solo ou en groupe, chaque danseur a présenté sa pose et son attitude à travers de courtes scènes sur un fond de rideau noir.Des danseurs en maillots de sport colorés
Tous vêtus de maillots de sport colorés, ils ont joué avec les styles de danse que l'on trouve sur les réseaux sociaux. La technologie dictait les règles : les vidéos sur TikTok ou Instagram sont courtes, et leurs transpositions scéniques étaient elles aussi brèves.Un spectacle qui permet d'apprécier les styles de danse
Toutefois, la vision élargie du spectateur sur l'ensemble de la scène, où les danseurs étaient tantôt en action, tantôt au repos tout au long du spectacle, permettait d'apprécier la qualité des styles et des danses qui se succédaient.Un spectacle qui explore l'influence des appareils mobiles
Moritz Ostruschnjak et ses danseurs de Tanzmainz ont offert un regard sur l'autre côté de l'écran, en explorant ce qui alimente l'énergie des anonymes qui publient leurs performances sur les réseaux.Des danseurs qui présentent une variété de styles de danse
Restant fidèles au principe du cadrage vidéo des téléphones mobiles, les pas évoluaient de l'arrière de la scène vers l'avant du plateau. Dans leurs mouvements face caméra, les danseurs ont offert une véritable collection de gestes dansés : le voguing, le popping, le break, le krump, le jazz, voire la pantomime.Un spectacle qui met en valeur le talent individuel et collectif
Le talent des jeunes interprètes a donné une réelle épaisseur aux nombreuses séquences. Les solos ont permis d'apprécier la grande technique de chacun. Lorsqu'ils se rassemblaient au centre de la scène pour prendre des poses très hip-hop, dans le style des danseurs des grands concerts, ils faisaient le grand écart entre la danse pour un public immense et celle des danseurs dans une chambre qui publient leurs exploits sur les réseaux.Références aux comédies musicales et à la culture pop
Une mention particulière est allée aux références aux univers des comédies musicales : The Wizard of Oz ou The Sound Of Music. L'atmosphère a glissé vers un tableau sur la chanson Welcome to The Internet (bien nommée) de Bo Burnham, pour une danse digne d'un numéro de pom-pom girls et de pom-pom boys.Un spectacle qui se termine sur une note nostalgique
Un bref passage par une caricature de poses masculines sur fond de paysage champêtre, puis un ensemble sur une chanson de Queen, où les huit interprètes dispersés sur la scène semblaient avoir retrouvé l'univers de leur chambre d'adolescents, dansant devant leur miroir. « Miroir, ô mon beau miroir, ai-je bien dansé ? » Sans aucun doute, oui, et le public, mêlant toutes les générations, semblait répondre par la même affirmation.