Le philosophe français Bernard-Henri Lévy a réagi aux récents rapports évoquant des écrits antisémites attribués à Jordan Bardella, figure majeure du parti d’extrême droite Rassemblement National. Intervenant sur les ondes de la station France Inter, Lévy a balayé l’idée selon laquelle l’antisémitisme pourrait être éradiqué par de simples déclarations, qualifiant la notion de « désémitisation » de « non-sens ». Il a estimé que la lutte contre l’antisémitisme passait par une introspection personnelle et la reconnaissance de ses propres erreurs, soulignant que ce combat « prend plus de temps qu’un vol Paris-Tel-Aviv ». Bernard-Henri Lévy s’est également exprimé sur l’élection présidentielle française de 2027 à venir, laissant entendre qu’il soutiendrait un candidat capable d’éviter un duel potentiel entre Jean-Luc Mélenchon, de la gauche, et Marine Le Pen, de l’extrême droite. Il a qualifié un tel scénario de « mortifère », soit « horrible pour la France ». Le philosophe a par ailleurs estimé qu’il ne voyait aucune distinction claire entre l’antisémitisme issu de la gauche ou de l’extrême droite, affirmant ne pas pouvoir attribuer plus de responsabilité à l’un qu’à l’autre. Les allégations visant Bardella ont été qualifiées d’« explosion colossale dans cette campagne » par Céline Géraud, porte-parole du Premier ministre Gabriel Attal. Le président Emmanuel Macron a, quant à lui, qualifié ces écrits de « gravissimes et inacceptables ». Yaël Braun-Pivet, députée à l’Assemblée nationale, a de son côté déclaré n’avoir jamais considéré Bardella comme un « rempart pour la communauté juive », suggérant qu’elle ne l’avait jamais perçu comme un défenseur des intérêts juifs. Ces révélations ont suscité de vifs débats en France, où beaucoup s’interrogent sur la dynamique interne du parti d’extrême droite. Une enquête du site d’information Mediapart a évoqué la possibilité que Bardella ait pu cibler la direction du parti, soulevant des questions sur les conflits internes et la position du Rassemblement National face à l’antisémitisme. La situation a intensifié l’examen du parti et de ses membres, alors que l’opinion publique française mesure les implications de ces allégations.