Le lancement d'Apollo 12 face à des coups de foudre

Le 14 novembre 1969, la fusée Saturn V transportant l'équipage d'Apollo 12 — Charles Conrad, Richard Gordon et Alan Bean — a décollé du Centre spatial Kennedy. Le lancement s'est déroulé sous un ciel couvert, avec une pluie légère et du vent, des conditions qui allaient se révéler étonnamment dangereuses.

Des coups de foudre pendant la montée

La fusée a été frappée deux fois par la foudre pendant son ascension, à 36,5 secondes puis à 52 secondes après le décollage. Le premier impact a suivi le panache d'échappement de la fusée jusqu'au sol, tandis que le second serait resté dans le nuage sans la présence de la fusée.

Une mission presque interrompue par une panne électrique

À 36 secondes de vol, l'ordinateur de guidage est tombé en panne, et Houston a perdu le contact avec le vaisseau. Le directeur de vol Gerry Griffin a envisagé d'interrompre la mission, qui devait être la deuxième mission d'alunissage habité de l'histoire. Faute de données claires, il était impossible de savoir quels systèmes fonctionnaient encore.

Un jeune technicien sauve la mission

John Aaron, un ingénieur de la NASA âgé de 24 ans, a reconnu le problème à partir d'un test précédent. Il a demandé à l'équipage de placer l'électronique de traitement du signal sur une position auxiliaire. L'astronaute Alan Bean a suivi cette instruction, rétablissant la transmission des données à Houston environ une minute après le second coup de foudre.

La mission se poursuit et se pose sur la Lune

L'équipage d'Apollo 12 a poursuivi son vol, se posant avec succès sur la Lune le 19 novembre 1969, avant de revenir sur Terre le 24 novembre. Cet incident a modifié la compréhension de la NASA des risques liés à la foudre, en montrant que les fusées pouvaient déclencher la foudre en vol dans des conditions qui semblaient anodines au sol.