John Hultquist, analyste en chef du groupe Google Threat Intelligence, a exprimé ses inquiétudes lors d’un entretien avec le Financial Times concernant une menace croissante appelée LLM-jacking. Cette technique permet aux pirates informatiques d’accéder à des modèles d’intelligence artificielle (IA) haut de gamme à une fraction de leur coût habituel. Bien que cette pratique ne soit pas nouvelle, Hultquist a souligné une augmentation significative de son utilisation en 2026, l’accès illicite à l’IA étant devenu l’une des denrées les plus recherchées sur le marché clandestin de la cybercriminalité, convoitée tant par des pirates individuels que par des groupes de menace persistante avancée (APT) – souvent liés à des activités parrainées par des États.
Hultquist a décrit deux principales méthodes par lesquelles le LLM-jacking est actuellement mis en œuvre. Dans un premier cas, des pirates volent les identifiants de connexion de plateformes d’IA populaires et revendent l’accès à ces comptes sur des marchés du dark web. Les acheteurs peuvent alors utiliser des abonnements haut de gamme, comme Claude Max ou ChatGPT Pro, qui coûtent généralement environ 200 dollars par mois, à un prix bien inférieur. Le titulaire original du compte ignore que quelqu’un d’autre utilise son abonnement, continuant à payer le plein tarif. Hultquist a indiqué que l’accès à des modèles d’entreprises comme Anthropic, Google et OpenAI est parfois vendu avec des réductions pouvant atteindre 97 %. Certains vendeurs proposent même des « accès garantis », offrant de nouvelles identifiants gratuitement si le premier est bloqué, afin de rassurer les acheteurs contre une détection par les entreprises d’IA qui surveillent les abus.
Dans le second scénario, il n’y a pas de revente d’accès volé. À la place, des groupes criminels plus organisés – parfois soutenus par des États – piratent les serveurs cloud d’entreprises que ces dernières utilisent pour héberger leurs services. Une fois à l’intérieur, ils y installent leurs propres modèles d’IA. L’entreprise piratée se retrouve alors à payer la puissance de calcul utilisée, tandis que les attaquants bénéficient d’une capacité significative sans aucun coût. Cette méthode rappelle le cryptojacking, où des pirates détournent des machines tierces pour miner des cryptomonnaies. Les équipes de Google ont observé cette tactique utilisée par des groupes criminels, ainsi que par un groupe chinois de cyberespionnage précédemment lié à des attaques contre les États-Unis. Hultquist n’a pas fourni de détails supplémentaires sur ce groupe.
Hultquist a prévenu que cette seconde méthode pourrait devenir plus fréquente à mesure que les grandes entreprises choisissent d’héberger elles-mêmes leurs modèles d’IA plutôt que de louer de la puissance de calcul auprès de fournisseurs cloud. Ces infrastructures coûteuses deviendront des cibles de choix, d’autant plus que les entreprises peinent encore à déterminer la puissance de calcul dont elles ont besoin. Une augmentation soudaine de l’utilisation pourrait être confondue avec une activité normale après un déploiement récent, rendant plus difficile la détection d’un accès non autorisé.
Des cybercriminels exploitent l'accès à l'IA via des techniques de piratage de LLM
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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Sources d'origine :
- 🇫🇷Numerama



