Le tourisme évolue pour se concentrer davantage sur la santé et la longévité, intégrant des technologies avancées qui étaient autrefois réservées aux milieux médicaux ou sportifs. Au Mediterranean Conference Centre de La Valette, à Malte, où se tient le sommet du Conseil mondial du voyage et du tourisme (WTTC) jusqu’à ce vendredi 9 octobre, les participants peuvent découvrir certaines de ces innovations. L’un des dispositifs présentés est un masque connecté à des capteurs capable de détecter 23 biomarqueurs et indicateurs biologiques en peu de temps, offrant des plans d’amélioration de la santé personnalisés. Panos Papadiamantis, responsable de l’entreprise PNOË, explique que l’appareil évalue la capacité des poumons à absorber l’oxygène, l’efficacité avec laquelle le cœur le pompe et la rapidité d’absorption par les cellules. PNOË a déjà équipé des hôtels Four Seasons et étend désormais son activité dans le secteur de l’hôtellerie avec de nouvelles commandes.
Un autre outil disponible lors de l’événement est une chambre hyperbare au design moderne et élégant. Les visiteurs peuvent s’asseoir dans un fauteuil confortable avec un masque à oxygène et vivre une séance sous une pression équivalente à celle ressentie à dix mètres sous l’eau, comme le décrit David Gumbleton de HPO Tech. La chambre permet aux utilisateurs de travailler pendant la session, des tablettes étant installées à l’intérieur. Les bienfaits incluent une cicatrisation plus rapide et une réduction des inflammations. Ces équipements, traditionnellement réservés aux professionnels de la santé ou aux athlètes d’élite, sont désormais intégrés dans des hôtels de luxe, proposant aux clients des services supplémentaires payants.
Le secteur du bien-être a connu une croissance significative, atteignant une valeur de 2 000 milliards de dollars l’an dernier, selon le cabinet McKinsey. L’entrepreneur milliardaire américain Bryan Johnson s’est imposé comme un défenseur de la longévité, soulignant son importance. La tendance se répand, avec le groupe hôtelier Six Senses proposant des séjours spécialisés en longévité à plusieurs milliers d’euros par semaine, hors hébergement. Les hôtels Four Seasons se sont associés à des cliniques Chi Longevity pour offrir des tests génétiques révélant comment chaque individu métabolise les nutriments de manière unique.
Stéphane Durand, spécialiste du tourisme au sein du cabinet Voltere by Egis, souligne que la génération des baby-boomers arrive à l’âge de la retraite, apportant avec elle un pouvoir d’achat important et une histoire de consommation de luxe. Il ajoute que la préoccupation pour la santé et l’apparence est un phénomène sociétal majeur. Cependant, ces expériences restent accessibles uniquement à ceux qui peuvent se les offrir. À Malte, l’entrepreneur Mark Weingard, à la tête du groupe Iniala, prévoit de lancer un programme de longévité de quatre semaines destiné aux entrepreneurs dans ses hôtels d’ici 2028, au prix de 100 000 dollars. « La longévité est le mot qui fait fureur en ce moment », déclare-t-il, tout en reconnaissant que de nombreux établissements ne proposent pas encore ces services de manière efficace.
Un rapport de Bain & Company indique que les dépenses mondiales dans le luxe ont reculé de 1 à 3 % l’an dernier par rapport à 2024, notamment dans les articles en cuir et la mode. En revanche, les dépenses liées aux expériences ont progressé de 3 %, en grande partie grâce au secteur du bien-être. Ce changement met en lumière l’intérêt croissant pour le tourisme axé sur la santé comme un moteur clé du marché du luxe.
Le tourisme de luxe s'étend aux technologies de longévité et de bien-être
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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