L’avenir de la culture en Europe est sous les projecteurs, alors que des appels se multiplient pour aligner les déclarations politiques et les soutiens financiers. Une lettre ouverte et une nouvelle pétition exhortent à la création d’un cadre juridique pour protéger la liberté artistique et s’opposer aux réductions du budget Creative Europe. En juin, le Conseil de l’Europe, la Commission européenne et le Parlement européen ont signé une déclaration commune intitulée Europe for Culture-Culture for Europe, soulignant le rôle vital de la culture dans la formation de l’identité et des valeurs démocratiques de l’Europe. La déclaration reconnaît la culture comme une ressource stratégique pour la résilience, la sécurité et la compétitivité. Elle inclut des engagements pour protéger les artistes contre la censure et les influences indues, garantir une rémunération équitable et de bonnes conditions de travail, et réguler l’intelligence artificielle afin de préserver la propriété intellectuelle et la transparence. Elle promeut également l’**interculturalité***, une approche politique qui intègre la culture dans tous les domaines de la planification et du financement de l’UE.
Malgré ces engagements, la déclaration n’est pas un document budgétaire, et des inquiétudes persistent quant à la cohérence des financements. Plus de 200 organisations culturelles, soutenues par la Fondation européenne pour la culture, ont signé une lettre ouverte appelant le Conseil à rejeter les coupes dans le programme Creative Europe. Pour la quatrième fois en sept ans, le secteur s’oppose à des réductions proposées. Le projet de budget 2027 du Conseil prévoit une diminution de 31,6 millions d’euros en engagements et de 10,53 millions d’euros en paiements effectifs par rapport à la proposition de la Commission européenne. Les financements dans tous les domaines — 7,8 millions d’euros pour la Culture, 23,2 millions pour le MEDIA et 0,6 million pour un segment transversal — seraient réduits. Le moment est crucial, car 2027 marque la fin à la fois du cadre financier pluriannuel actuel et du programme Creative Europe. Les négociations sur l’AgoraEU restent également en suspens. Le budget de cette année est la première occasion de traduire les objectifs de la déclaration en actions concrètes, et les signataires pressent la présidence irlandaise et les États membres de rétablir la proposition initiale de la Commission. Ils soutiennent également la commission CULT du Parlement européen, qui a proposé un financement supplémentaire de 15 millions d’euros pour le programme.
En plus de la lettre ouverte, une nouvelle pétition lancée cette semaine appelle à l’adoption d’une Loi sur la liberté culturelle pour l’Europe. Initiée par Nela Riehl, députée européenne allemande et présidente de la commission CULT, la pétition s’interroge sur ce qui advient de l’expression culturelle lorsque les financements sont insuffisants. Elle met en lumière une tendance croissante à la réduction des budgets culturels et à l’érosion de la liberté d’expression en Europe. L’essor des partis politiques d’extrême droite s’accompagne d’une augmentation des attaques et de la censure contre les œuvres culturelles qui ne correspondent pas aux visions nationalistes. Lorsque des forces illibérales accèdent au pouvoir, la culture devient souvent une cible pour faire taire les voix diversifiées, laissant les artistes vulnérables. Beaucoup subissent des pressions pour s’autocensurer afin d’éviter de perdre leurs moyens de subsistance. La pétition affirme que, sans garanties juridiques, une seule élection peut réduire considérablement la diversité culturelle. Elle propose un cadre inspiré de la Loi européenne sur la liberté des médias, qui a établi des règles paneuropéennes pour un journalisme indépendant. La Loi sur la liberté culturelle inclurait trois mesures clés : une garantie de financement indépendant pour empêcher l’utilisation de l’argent public à des fins politiques, une protection juridique des artistes et des lieux culturels indépendants, et un système de surveillance des ingérences politiques et de l’autocensure.
La lettre ouverte et la pétition appellent toutes deux à une même chose : la cohérence entre les engagements politiques de l’Europe et ses actions financières. L’Europe a déclaré que la culture était essentielle à sa sécurité, à son identité et à sa démocratie. Les prochaines négociations budgétaires détermineront si ces promesses seront suivies de mesures concrètes. Alors que s’approche la dernière année du cadre financier actuel, le secteur culturel observe de près pour savoir si l’UE tiendra ses valeurs affichées.
Le secteur culturel européen réclame une cohérence dans le financement et les protections juridiques
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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