Depuis le début de la campagne électorale législative en Israël, l’intelligence artificielle joue un rôle croissant dans la construction de la présence en ligne des candidats politiques. Les contenus générés par IA sont largement partagés sur les réseaux sociaux, incluant des jeux truqués, des vidéos conçues pour humilier les adversaires ou encore des scènes fabriquées illustrant des catastrophes. Cette prolifération de contenus créés par IA suscite des inquiétudes quant à leur capacité à fausser la perception du public et à affecter l’équité du processus électoral. L’utilisation de l’IA dans les campagnes politiques n’est pas une nouveauté, mais l’ampleur et la sophistication des contenus produits et diffusés ont augmenté de manière spectaculaire ces derniers mois. Une partie de ces contenus semble conçue pour induire en erreur ou provoquer des réactions émotionnelles fortes, ce qui pourrait influencer le comportement des électeurs de manière imprévisible. Les experts mettent en garde contre la rapidité de diffusion de ces contenus et la difficulté à en retracer l’origine, ce qui complique la tâche des régulateurs et des vérificateurs de faits. Plusieurs sources, dont des médias et des entreprises spécialisées en cybersécurité, ont souligné la dépendance croissante aux outils d’IA pour générer et diffuser des contenus susceptibles d’orienter l’opinion publique. Ces outils servent souvent à créer des deepfakes — des vidéos ou images ultra-réalistes mais fausses — qui se propagent rapidement sur les réseaux sociaux. Dans certains cas, ces contenus générés par IA ont été utilisés pour attaquer des candidats ou diffuser de fausses informations sur leurs programmes et leurs positions. À mesure que la campagne électorale se poursuit, la pression s’accentue sur les plateformes de médias sociaux et les autorités israéliennes pour endiguer la propagation de ces contenus générés par IA. Si certaines plateformes ont commencé à mettre en place de nouvelles mesures pour détecter et supprimer ces contenus, le défi reste de taille. Cette situation met en lumière le débat plus large sur le rôle de l’IA dans la politique moderne et la nécessité de directives claires pour garantir que les élections restent équitables et transparentes.