Les deepfakes dans les élections israéliennes

À l'approche des élections israéliennes, le quotidien économique israélien Globes a mis en lumière le recours croissant aux deepfakes dans la propagande électorale. Il s'agit d'images ou de vidéos créées ou modifiées à l'aide de l'intelligence artificielle (IA) pour promouvoir un candidat ou nuire à la réputation d'un adversaire.

La croissance rapide de l'IA dans les campagnes politiques

Globes a qualifié l'utilisation de l'IA lors des derniers jours précédant le scrutin du 27 octobre de « blitz numérique », soulignant une accélération spectaculaire des contenus générés par l'IA. Cette tendance avait déjà été relevée par un autre quotidien économique israélien, Calcalist, qui a rendu compte de l'ampleur de la place de l'IA dans le processus électoral.

Ampleur des contenus générés par l'IA

Calcalist a révélé que l'IA était déjà profondément intégrée à la campagne électorale. Selon le journal, 13 % des contenus publiés par les personnalités politiques étaient générés par l'IA. Cela concernait près de 1 100 publications sur les 8 611 recensées depuis le 28 juillet, qui avaient été créées ou partiellement créées à l'aide de la technologie de l'IA.

Le Likoud en tête des contenus générés par l'IA

Le Likoud s'est révélé être le principal utilisateur de contenus générés par l'IA, avec 70 % du matériel identifié qui lui est attribué. Cela s'explique en grande partie par la campagne des primaires internes du parti, qui a largement reposé sur l'IA pour produire des contenus politiques.

Un recours à l'IA à travers tout l'échiquier politique

L'utilisation de l'IA dans les campagnes politiques ne se limitait pas au Likoud. Elle s'étendait à l'ensemble du paysage politique, des partis de gauche comme les Démocrates de Yair Golan aux formations de droite comme Israël Beitenou, dirigé par Avigdor Lieberman. Cela témoigne d'un recours large et croissant à l'IA dans la vie politique électorale israélienne.