Le Palais des Dégustateurs rend hommage à Carlos Païta avec des enregistrements réédités et un livre, bien que les critiques remettent en question la profondeur de cet hommage.
Réédition des enregistrements et du livre de Païta
Le Palais des Dégustateurs vient de publier de nouveaux enregistrements et des interprétations en concert de Carlos Païta, chef d'orchestre argentin réputé pour son engagement envers les grandes œuvres symphoniques. L'organisme a également fait paraître un livre en son honneur, poursuivant ses efforts pour préserver et faire connaître son héritage.Travaux antérieurs de l'éditeur et distinction
L'éditeur avait auparavant publié des témoignages de concerts et des enregistrements en studio de Païta, reprenant des œuvres initialement parues sous les labels Decca et Lodia. Ces travaux ont valu au Palais des Dégustateurs un prix spécial de l'ICMA en 2026.Titre et contenu du livre
Intitulé in the din of a full sound of horror, le livre cherche à décrire la « physionomie musicale » de Païta. Il est toutefois critiqué pour l'absence d'une biographie détaillée du chef d'orchestre, l'ouvrage s'attardant davantage sur des opinions personnelles et des réflexions philosophiques sur la musique et le son.Opinions et critiques de l'auteur
L'auteur du livre exprime des opinions personnelles, comme son rejet des compositeurs baroques et de l'esthétique d'Herbert von Karajan. Une réflexion citée aborde la nature du son et de la mémoire. Malgré son admiration pour Païta, le livre repose largement sur un entretien avec le fils du chef d'orchestre et apporte peu d'éclairages sur son art et sa personnalité.Les critiques relèvent des imperfections
Les prochains enregistrements du Palais des Dégustateurs devraient comprendre des documents inédits. Certains critiques, comme André Hirt, ont toutefois relevé des imperfections dans les interprétations de Païta, notamment un orchestre « presque ivre » dans les Symphonies n° 2 et n° 3 de Mahler.Souvenir personnel et limites du livre
Un souvenir personnel d'un concert parisien, au cours duquel Païta dirigeait le Prélude et la Mort d'Isolde ainsi que la Huitième Symphonie de Bruckner, est décrit comme une expérience mémorable. Ce moment n'est cependant que partiellement restitué dans le livre, ce qui en souligne les limites : il ne parvient pas à faire pleinement revivre de telles expériences.