Mécanismes de défense en santé mentale

Selon la science, le comportement consistant à assurer aux autres que tout va bien lorsque sa propre santé mentale ne se porte pas bien reflète plusieurs mécanismes de défense. La question « comment ça va ? » est devenue si courante qu'elle empêche souvent les personnes d'approfondir les véritables détails de leurs émotions et de leur humeur.

La suppression émotionnelle

Parmi ces mécanismes figure la suppression émotionnelle, qui consiste à ne pas exprimer ses émotions pour éviter d'inquiéter les autres. Selon la psychologie, cette attitude permet également de garder le contrôle sur ses émotions. L'étude a révélé que les personnes qui recourent à la suppression émotionnelle expriment moins d'émotions, ressentent davantage d'émotions négatives et présentent un bien-être psychologique plus faible.

La minimisation des faits et des émotions

Un autre mécanisme de défense courant est la minimisation des faits et des émotions, qui consiste à se dire que ce que l'on ressent n'est pas si grave ou qu'il existe pire. Cette banalisation de certaines difficultés peut avoir de graves conséquences et altérer la santé mentale. Une étude publiée en 1996 a révélé que les personnes qui utilisent cette stratégie d'évitement cherchent généralement à réduire leur malaise psychologique.

Le déni comme mécanisme de défense

Le déni est un autre mécanisme de défense bien connu, qui se manifeste par le rejet complet d'une réalité et par le refus de reconnaître sa souffrance. Si ce mécanisme peut être utile à court terme, car il favorise une protection psychologique, à l'instar de la minimisation des faits, il retarde l'acceptation. Selon le psychiatre George Eman Vaillant, auteur de l'ouvrage The Defense Mechanisms: A Guide for Clinicians and Researchers, publié en 1992, ce comportement a ses limites, car il peut empêcher une amélioration durable.