Les distributeurs refusent la réunion gouvernementale

Les grands distributeurs français, notamment Carrefour et Leclerc, ont annoncé qu'ils ne participeront pas à une réunion gouvernementale prévue le 28 octobre. Ils réclament davantage de transparence sur les coûts des produits agricoles, ainsi qu'un traitement préférentiel pour les petites et moyennes entreprises.

La FCD refuse de participer aux discussions

La Fédération du commerce et de la distribution (FCD) a annoncé qu'elle ne prendrait pas part au « comité de préparation des négociations » prévu le 28 octobre. Cette réunion est organisée par les ministres du Commerce et de l'Agriculture. La FCD affirme qu'elle ne participera pas tant que le gouvernement n'aura pas accepté ses demandes.

Des négociations annuelles qui pourraient être tendues

Les négociations commerciales annuelles entre les supermarchés et leurs fournisseurs, qui se déroulent entre le 1er décembre et le 1er mars, devraient être particulièrement difficiles pour la saison 2026-2027. Cela tient à des problèmes persistants, comme la sécheresse, les canicules et la hausse des coûts des carburants et des engrais, causée par la guerre au Moyen-Orient.

Le ministre souligne un contexte difficile

Sébastien Martin, ministre de l'Industrie, a déclaré à BFM Business que les négociations se dérouleraient dans un contexte « particulièrement particulier ». Il a rappelé que la France se remet encore des dégâts environnementaux subis par l'agriculture. Il a exhorté le secteur de la distribution à tenir compte de ces facteurs, tout en précisant que le gouvernement ne participera pas aux négociations proprement dites.

Un responsable de l'industrie met en garde contre le risque de déflation

Jean-François Loiseau, président de l'Association nationale des industries alimentaires (Ania), a indiqué à BFM Business que l'industrie agroalimentaire française subit une déflation depuis quinze ans. Il estime que l'impossibilité de répercuter la hausse des coûts, qu'il s'agisse de l'énergie, des taxes ou des charges sociales, pourrait menacer cette industrie, qui est un employeur majeur dans le pays.