Le déficit public en France a atteint 3 595,5 milliards d'euros au deuxième trimestre 2024, soit 119 % du produit intérieur brut (PIB) du pays, un nouveau record selon l'office national de statistique français, Insee. Cette augmentation s'inscrit après une hausse de 59,6 milliards d'euros entre la fin du premier trimestre et la fin du second, suivant une augmentation supplémentaire de 75,8 milliards d'euros au premier trimestre, où le déficit représentait 117,5 % du PIB. Le déficit comprend des obligations de l'État, du système de sécurité sociale et des administrations publiques locales, avec certaines composantes en hausse et d'autres en baisse. Le déficit de l'État seul a augmenté de 53 milliards d'euros au deuxième trimestre, après une hausse de 66,3 milliards d'euros au premier trimestre. En parallèle, le déficit des diverses administrations centrales a légèrement baissé de 0,1 milliard d'euros, après une augmentation précédente de 0,3 milliard. Cette répartition inégale souligne la complexité de la gestion des finances publiques à différents niveaux de gouvernance. Le gouvernement français a averti que le déficit public pourrait atteindre 121,7 % du PIB d'ici 2027, ce qui serait plus du double de la limite recommandée par l'Union européenne de 60 %. Cela serait le niveau le plus élevé depuis que Insee commence à suivre cette statistique en 1978. À 3 595,5 milliards d'euros, le déficit public de la France est un nombre à 13 chiffres qui souligne l'ampleur du défi financier, avec près de 60 milliards d'euros ajoutés en seulement trois mois. Malgré la continuation de la hausse du déficit, il n'y a actuellement aucun signe d'une crise économique ou d'une défaillance. Cependant, la situation reste préoccupante, sans indicateurs immédiats d'amélioration. Le gouvernement fait face à une pression croissante pour faire face à cette dette croissante, qui a des répercussions à la fois sur la stabilité économique intérieure et sur le rôle de la France au sein de l'Union européenne.